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Moyen Orient et Monde - Brexit

La stratégie de May en question après les départs de Davis et Johnson

Photo datant du 28 novembre 2016, avec de droite à gauche : Theresa May, Boris Johnson et David Davis. Peter Nicholls/Pool/AFP

La stratégie annoncée en fin de semaine dernière par Theresa May pour sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne semblait menacée hier par les démissions du ministre chargé du Brexit, David Davis, et du secrétaire au Foreign Office, Boris Johnson.
Le plan mis au point vendredi dernier lors d’une réunion du gouvernement à la résidence de campagne de la Première ministre, et qui paraîtra jeudi sous la forme d’un « livre blanc », a déclenché la colère des plus farouches partisans du Brexit.
Ceux-ci s’estiment trahis par la volonté de Theresa May de maintenir des relations commerciales aussi étroites que possible avec l’Union.
Malgré les assurances de May, l’apparence d’un accord au sein du gouvernement n’aura même pas tenu trois jours. S’exprimant hier après-midi à la Chambre des communes, la Première ministre a pourtant gardé le cap et renvoyé la balle dans le camp de l’UE, affirmant que les propositions faites jusqu’ici par les Vingt-Sept étaient « inacceptables », ce qui fait sérieusement craindre un Brexit « dur », sans accord. Elle a défendu sa propre stratégie tout en signalant qu’elle était prête à accélérer les préparatifs en vue d’une sortie sans accord si l’UE refuse de discuter « sérieusement » ses propositions, qui sont pour elle les meilleures envisageables.
Elle a reçu le soutien total de son ministre des Finances, Philip Hammond. Celui-ci a salué un plan « qui place l’emploi au premier plan et assure la prospérité de notre nation ».

Conscrit réticent
En annonçant sa démission tard dimanche soir, David Davis a expliqué qu’il ne voulait pas être « un conscrit réticent » au service de ce plan de sortie de l’UE qu’il juge « dangereux ». Accusant la Première ministre de « céder trop, et trop facilement » aux Européens, il a été remplacé par Dominic Raab, jusqu’alors ministre du Logement et considéré comme un partisan convaincu du Brexit.
Le sous-secrétaire d’État Steve Baker, qui travaillait avec Davis, a lui aussi démissionné.
Quelques heures plus tard, Downing Street annonçait le départ de Boris Johnson de son poste de chef de la diplomatie. « Nous nous dirigeons vraiment vers le statut de colonie » de l’UE, a écrit M. Johnson dans sa lettre de démission adressée à Theresa May, critiquant son projet de maintenir des relations économiques étroites avec Bruxelles après le Brexit. Partisan d’un Brexit dur, l’ex-ministre a déploré que « ce rêve est en train de mourir ».

Gouvernement en crise
Par ailleurs, David Davis a estimé que les projets de la Première ministre rendraient difficile pour le Royaume-Uni de tourner le dos aux règles européennes et a dit craindre que l’UE demande des concessions supplémentaires.
D’autres députés favorables à la rupture avec l’UE ont estimé que le plan de Theresa May n’avait de Brexit que le nom et qu’il constituait une véritable trahison pour les électeurs qui ont voté pour le départ de l’UE en juin 2016.
Beaucoup se demandent si Theresa May sera en mesure d’obtenir le soutien du Parlement dans le cas où un accord serait conclu avec l’UE, et si des parlementaires ne seront pas tentés d’essayer de déclencher une fronde contre sa direction.
Côté opposition, le chef de file du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, a estimé pour sa part que le gouvernement n’était pas en mesure d’obtenir un bon accord de Brexit. Pour le dirigeant du Labour, il y a crise au sein du gouvernement May et l’avenir du Brexit est plus que jamais dans le flou.
Sources : agences

La stratégie annoncée en fin de semaine dernière par Theresa May pour sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne semblait menacée hier par les démissions du ministre chargé du Brexit, David Davis, et du secrétaire au Foreign Office, Boris Johnson.Le plan mis au point vendredi dernier lors d’une réunion du gouvernement à la résidence de campagne de la Première ministre, et qui paraîtra jeudi sous la forme d’un « livre blanc », a déclenché la colère des plus farouches partisans du Brexit.Ceux-ci s’estiment trahis par la volonté de Theresa May de maintenir des relations commerciales aussi étroites que possible avec l’Union.Malgré les assurances de May, l’apparence d’un accord au sein du gouvernement n’aura même pas tenu trois jours. S’exprimant hier après-midi à la Chambre des communes,...
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