Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea. Photo Ani
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a assuré que l'accord de Meerab, scellé en 2016 entre les Forces libanaises de Samir Geagea et le Courant patriotique libre fondé par le président Michel Aoun, n'était pas mort, malgré les tensions entre les deux partis chrétiens.
"Je ne suis pas d'accord avec le propos selon lequel l'accord de Maarab est mort, bien que je réalise la gravité de ce qui s'est produit au cours des quatre derniers jours", a déclaré M. Geagea dans des propos rapportés par le quotidien local An-Nahar dans son édition de lundi. "Cela est fâcheux et a des conséquences négatives pas seulement sur la scène chrétienne, mais aussi sur le pays tout entier alors qu'il a besoin que les forces politiques s'unissent".
Les FL et le CPL, rivaux chrétiens depuis des décennies, avaient scellé un accord politique en 2016 à Meerab, mettant un terme à leurs querelles politiques et pavant la voie à l'élection de Michel Aoun à la tête de l'Etat. Toutefois, les tensions sont réapparues entre les deux partis récemment, et le chef du CPL, le ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, s'en est pris mercredi dernier aux FL dans une un entretien sur la chaîne MTV, estimant que l'accord avait été ébranlé."Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour régler cette situation", a ajouté M. Geagea, assurant que les FL demeurées "attachées à cet accord", et indiquant avoir décelé des "signaux positifs" de la part de M. Bassil au cours du week-end.

