Mort de Carlo Vanzina, un des pères du cinepanettone
Le cinéaste italien Carlo Vanzina est mort à l’âge de 67 ans, après s’être illustré comme l’un des pères du cinepanettone, cinéma populaire fait de comédies légères, ignorées par la critique mais adorées du grand public. Le cinepanettone doit son surnom à sa présence sur les écrans au moment des fêtes de Noël, lorsque le panettone, un gâteau traditionnel, est servi sur la table des Italiens. Carlo Vanzina, fils d’un autre grand réalisateur de comédies, Steno Vanzina, avait commencé sa carrière derrière la caméra en 1976 avec Lune de miel à trois. Mais c’est surtout à partir de 1983 avec Vacances de Noël qu’il lance ce cinéma d’un nouveau genre, fait de comédies loufoques, souvent grivoises et inspirées de l’univers télévisuel, avec des acteurs devenus emblématiques comme Massimo Boldi ou Christian De Sica. En 40 ans de carrière, il a réalisé près de 60 films, dont certains, moins légers, sont aussi de vraies satires de la société italienne comme Il pranzo della domenica (Le déjeuner dominical) en 2003 ou In questo mondo di ladri (Dans ce monde de voleurs) en 2004.
La Birmanie tente de sauver ses vieux classiques du cinéma
Les grands classiques du cinéma birman ont pourri pendant plus d’un demi-siècle, attaqués par la chaleur et l’humidité ambiante. Mais aujourd’hui, le renouveau du 7e art s’accompagne d’un vrai travail de restauration des vieilles pellicules. Tout a commencé avec Mya Ga Naing (La jungle d’émeraude), le plus ancien film de Birmanie (1934). Son sauvetage est aussi incroyable que le destin du héros qui parvient à dominer à mains nues pythons et bandits. Ce film muet a passé des décennies dans les archives publiques avant que des spécialistes italiens de la restauration ne passent une année à retoucher minutieusement le film image par image. La scène cinématographique, jadis florissante de ce pays d’Asie du Sud-Est, a été dynamitée par l’arrivée de la junte militaire en 1962, qui a imposé une censure drastique et coupé tous les fonds. Et dans les placards, pendant des décennies de dictature, les pellicules ont été endommagées. D’autres ont tout simplement disparu. Aujourd’hui, il ne subsiste qu’une dizaine de films parmi les premiers réalisés en noir et blanc. Les experts ont passé des centaines d’heures dans le laboratoire italien de L’Immagine Ritrovata, à Bologne, à enlever toutes les petites rayures du film Mya Ga Naing et à numériser les scènes, s’appuyant notamment sur une version muette trouvée dans les archives de Berlin. Le film a récemment été montré à Rangoun, lors d’une performance à guichets fermés avec un groupe de jazz. Mais il a aussi été projeté dans des festivals à Singapour, en Thaïlande et en Suisse, et classé par l’Unesco, une reconnaissance pour toute la tradition du cinéma birman. Dès les années 1950, l’industrie du cinéma fut florissante en Birmanie, avec de nombreux cinéastes connus en dehors des frontières du pays, jusqu’à l’arrivée de la junte. Et ce n’est qu’une fois la junte autodissoute, en 2011, que le cinéma a pu repartir. La résurrection du plus ancien film birman a également ouvert la voie à d’autres pour être restaurés.
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