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La Dernière

À Paris, Givenchy ouvre la Semaine de la haute couture

Mode
03/07/2018

Elle s’appelle Clare Waight Keller et depuis qu’elle a été choisie pour créer la robe de mariée de Meghan Markle, la planète mode voit en elle le phénomène absolu. La jeune styliste britannique n’est à la tête de la direction artistique de Givenchy que depuis un an, après six ans chez Chloé, mais c’est elle qui focalisait les regards, le 1er juillet, sur la Semaine de la haute couture parisienne. Ce privilège était jusque-là réservé à Atelier Versace, depuis que le fondateur de la maison italienne, Gianni Versace, a modernisé le concept des défilés en y invitant les stars populaires du moment en lieu et place de l’habituelle clientèle de privilégiées. C’est dire le prestige dont jouit aujourd’hui Givenchy parmi ses pairs. Et qui dit Givenchy dit Audrey Hepburn, muse iconique du couturier Hubert de Givenchy qui, dit-on, lors de leur première rencontre, s’attendait à voir Katharine Hepburn, monstre sacrée, plutôt que cette midinette inconnue.
Pour Audrey, le très distingué créateur avait renoncé à la rigidité haute couture et inventé un style où l’élégance n’excluait ni le confort ni la fraîcheur caractéristique de la jeune actrice d’alors. Disparu il y a quelques mois, le grand couturier avait rencontré Clare Waight Keller avant sa mort. Elle confiait qu’il lui aurait redit sa foi en l’élégance et le chic. « J’ai senti que je devais respecter sa vision de la femme dans cette collection (NDLR : haute couture automne/hiver 2019) », ajoute-t-elle.
C’est dans le jardin intérieur des bâtiments des Archives nationales à Paris, sur un podium miroitant au bout duquel se dressaient des miroirs en paravent. Le sourire de Hubert de Givenchy flottait sans aucun doute sur ce défilé hommage, tout en citations, où se déclinaient des capes redingotes– son vêtement signature–, des jupes en faille d’argent, des épaules arrondies et volumineuses reprises dans la collection homme portée par des dandys qui accompagnaient le passage des mannequins féminins, des contrastes de textures entre cuir, maille et sequins pour les hommes. Tandis que s’élevaient les premiers accents de Moon River, la chanson iconique du film Breakfast at Tiffany’s dans lequel Audrey Hepburn, en Holly Golightly, incarnait à merveille le style Givenchy, Clare Waight Keller est sortie saluer en blouse blanche, accompagnée d’une grande partie de son atelier, comme l’a toujours fait, avec autant d’humilité, le fondateur de la maison.

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