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Liban - Terrains Indivis

Raï appelle l’État à appréhender les auteurs de l’agression à Akoura

Mgr Béchara Raï célébrant la messe hier. Photo ANI

Se penchant hier sur le conflit qui s’est avivé mardi dernier entre les habitants de Akoura (caza de Jbeil) et ceux de Yammouné (caza de Baalbeck), autour de la propriété de biens indivis situés dans les jurds de Akoura, à la frontière des deux régions, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a invité l’État à arrêter les auteurs de l’agression perpétrée par des membres de la famille Chreif originaires de Yammouné contre deux agents municipaux qui patrouillaient dans la zone controversée. Les éléments armés avaient ouvert le feu sur les policiers, endommageant le véhicule à bord duquel ils se trouvaient, avant de confisquer leurs téléphones portables. « Les coupables doivent être remis à la justice », a réclamé le patriarche dans son homélie du dimanche, à Bkerké, appelant au respect de la décision de la commission arbitrale présidée par le juge Abdo Abou Kheir, qui avait décrété en 1936 que ladite zone appartient à l’ensemble des habitants de la région de Akoura. À noter que ce jugement avait été confirmé en 1967 par le juge foncier de la Békaa lors d’un recensement de cadastres à Yammouné. Mgr Raï a en outre affirmé que « l’autorité compétente doit en tout état de cause déléguer des experts spécialisés pour mettre en évidence ces frontières délimitées il y a plus de 80 ans, ce en vue de faire cesser enfin le conflit ».
De son côté, Ziad Hawat, député de Jbeil, avait appelé samedi l’État à montrer plus de fermeté dans le cadre d’« un conflit qui s’envenime », lui demandant de ne pas « faire montre d’indulgence vis-à-vis de certaines parties », en allusion aux agresseurs originaires de Yammouné. Dans un entretien avec l’agence al-Markaziya, M. Hawat avait en outre exhorté l’armée à établir un point de contrôle fixe dans la zone conflictuelle, accusant « les fauteurs de troubles d’attendre que les patrouilles de l’armée finissent leur mission pour porter aussitôt atteinte à la sécurité ». Déplorant « l’usage des armes illégales », le député a affirmé que « certaines parties pensent que par la force des armes, elles peuvent prendre en otage le pays aux plans politique et foncier », avant d’indiquer qu’il attend le retour du commandant en chef de l’armée, Joseph Aoun (en visite aux États-Unis), pour « évoquer ce sujet national ».

Se penchant hier sur le conflit qui s’est avivé mardi dernier entre les habitants de Akoura (caza de Jbeil) et ceux de Yammouné (caza de Baalbeck), autour de la propriété de biens indivis situés dans les jurds de Akoura, à la frontière des deux régions, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a invité l’État à arrêter les auteurs de l’agression perpétrée par des membres de la famille Chreif originaires de Yammouné contre deux agents municipaux qui patrouillaient dans la zone controversée. Les éléments armés avaient ouvert le feu sur les policiers, endommageant le véhicule à bord duquel ils se trouvaient, avant de confisquer leurs téléphones portables. « Les coupables doivent être remis à la justice », a réclamé le patriarche dans son homélie du dimanche, à Bkerké, appelant au respect de...
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