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Moyen Orient et Monde

Menaces contre le réseau ferré français en 2003-2004: deux inculpations

Ils sont soupçonnés d'être à l'origine des menaces proférées en 2003-2004 contre le réseau ferré français, au nom d'un groupe, baptisé "AZF": un homme et une femme viennent d'être mis en examen (inculpés), dans cette affaire qui avait défrayé la chronique à l'époque. 
Ce chef d'entreprise né en 1947 et cette femme née en 1962 sont inculpés pour "association de malfaiteurs terroristes", ainsi que pour "infraction à la législation sur les explosifs" en France et "menace de destruction par un moyen dangereux" à chaque fois en relation avec une entreprise terroriste, a-t-on appris samedi de source judiciaire.
Selon une source proche de l'enquête, ils ont tous les deux reconnu les faits au cours de leur garde à vue.
Un autre homme, interpellé mardi matin lui aussi, avait été relâché jeudi, sans faire l'objet de poursuites.
Cette affaire avait connu une avancée inattendue avec ces trois arrestations menées par la police judiciaire, dans le centre de la France et en région parisienne.
Elles avaient eu lieu sur commission rogatoire d'un juge d'instruction, en charge d'une information judiciaire ouverte à Paris le 18 février 2004.
Ce sont "des signalements remontant à quelques mois" qui ont permis de faire rebondir l'enquête, selon une source proche du dossier, alors que les personnes interpellées s'étaient connues en travaillant dans la même entreprise.
Les enquêteurs ont également pu faire un lien entre l'ADN d'un des suspects et celui retrouvé sur le carton contenant la bombe artisanale découverte il y a 14 ans, avait indiqué jeudi une autre source proche du dossier.
Le groupe "AZF" s'était fait connaître lorsqu'il avait affirmé avoir posé une "série de bombes" sur des voies ferrées en France et menacé de les faire exploser, s'il n'obtenait pas une forte rançon, de 4 millions de dollars et 1 million d'euros.
Sur les indications du groupe, les autorités avaient retrouvé en février 2004 un engin explosif sophistiqué placé sous le ballast de la ligne Paris-Toulouse (sud-ouest).
Une inspection de 32.500 kilomètres de voies ferrées françaises avait ensuite été réalisée par quelque 10.000 cheminots, sans détecter la moindre anomalie.
Le 1er mars, une femme avait indiqué par téléphone un emplacement aux environs de l'aéroport de Montargis (centre) où la rançon devait être larguée par hélicoptère mais la transaction échoua.
Après l'échec de cette remise et la découverte d'une autre bombe sur la ligne Paris-Troyes-Bâle qui, selon le ministère français de l'Intérieur, ne correspondait pas aux engins du groupe AZF, celui-ci avait annoncé le 25 mars 2004 la suspension de ses actions.

Ils sont soupçonnés d'être à l'origine des menaces proférées en 2003-2004 contre le réseau ferré français, au nom d'un groupe, baptisé "AZF": un homme et une femme viennent d'être mis en examen (inculpés), dans cette affaire qui avait défrayé la chronique à l'époque. Ce chef d'entreprise né en 1947 et cette femme née en 1962 sont inculpés pour "association de malfaiteurs terroristes", ainsi que pour "infraction à la législation sur les explosifs" en France et "menace de destruction par un moyen dangereux" à chaque fois en relation avec une entreprise terroriste, a-t-on appris samedi de source judiciaire.Selon une source proche de l'enquête, ils ont tous les deux reconnu les faits au cours de leur garde à vue.Un autre homme, interpellé mardi matin lui aussi, avait été relâché jeudi, sans faire l'objet de...
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