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La Dernière

Rien n’est « Impossible » pour James Arthur !

Jounieh Summer Festival
30/06/2018

« Ready or not, here I come, you can’t hide... » James Arthur déboule sur la scène de Jounieh Summer Festival (USEK) en scandant les paroles de la chanson hip hop culte des Fugees. Ceux qui s’attendaient à une balade sentimentale à briser le cœur le plus aguerri en ont pris pour leur grade. Il enfile sa guitare illico presto et entonne les paroles de son megahit : Impossible. Une entrée en matière qui fait l’effet d’un uppercut droit sur une foule qui attend depuis quarante bonnes minutes le début du concert.
« What a beautiful crowd we have tonight. Qui est venu pour s’amuser ce soir ? J’espère vous rendre heureux, mais mes chansons sont un peu tristes », badine l’artiste. Et il le prouve tout de suite avec une de ses mélopées les plus neurasthéniques, On my weakest. « Il y a tellement de belles filles ici, je suis nerveux... », avoue le jeune homme en roulant les manches de sa veste style Carnaby Street. Des swinging 60s, justement, le jeune British aux boucles couleur châtain en a surtout le look, mais aussi le talent. Celui d’un chanteur-auteur-compositeur écorché vif comme l’est son gosier aux vocalises éraillées. « Il fait chaud, lance le trentenaire en avalant une gorgée d’eau. Tout le monde est beau ici, même les garçons. Vous me faites sentir comme de la m... », insiste-t-il. Avec sa voix pitch perfect, il enchaîne avec Supposed, un morceau de rap.
L’artiste, découvert en 2012 grâce à l’émission anglo-saxonne The X-Factor se dévoile ensuite dans Sober. Il veut à l’évidence mélanger les genres et invite donc des tonalités funk sur cette chanson. Une facette que l’on ne s’attendait pas forcément à retrouver dans l’univers du Britannique mais parfaitement insérée dans cette déclaration d’amour rétro.
Ayant révélé avoir sombré dans les paradis artificiels et la dépression, Arthur a conjuré ses démons et se tient Naked (belle chanson, superbes paroles) et se dit prêt à faire son mea culpa musical.
Séquence émotion avec Take it slow puis il redynamise l’ambiance avec You deserve better. Dans un esprit pop rock, le chanteur anglais fait preuve d’énergie, au rythme des basses. Duos et solos de guitare électrique, accords de basse et coups de batterie déterminés scandent l’accord. Qui aurait pensé que la foule allait danser, bouger, gigoter sur du Arthur, king de la ballade romantique ? Il est clair qu’il déploie des efforts monumentaux pour déchirer l’étiquette de l’English lover. Et il semble bien réussir son pari. Où il y a véritablement du talent, l’impossible n’existe pas.

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