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Liban - Crise

Aoun : Le Liban n’exerce pas de pressions sur les réfugiés syriens

Le secrétaire d’État britannique chargé du Proche-Orient, Alistair Burt, reçu par le président Aoun. Photo Dalati et Nohra

Le président de la République Michel Aoun a assuré hier que le Liban n’exerçait pas de pression sur les réfugiés syriens installés en territoire libanais afin qu’ils retournent chez eux. « Malgré ses difficultés économiques, le Liban continue à prendre en charge les déplacés syriens, tout en appelant la communauté internationale à faciliter leur retour temporaire dans des zones sûres en Syrie », a déclaré M. Aoun à l’issue d’un entretien avec le secrétaire d’État britannique chargé du Proche-Orient, Alistair Burt. « Le retour volontaire de Syriens, même en petit nombre, illustre la volonté de la majorité des déplacés à revenir dans leur pays après avoir obtenu les garanties nécessaires pour leur sécurité », a-t-il ajouté. Démentant toute pression exercée sur un retour des réfugiés, M. Aoun a assuré qu’ils reviennent en Syrie de leur plein gré.
Sur un autre plan, le chef de l’État a affirmé qu’il œuvrera avec le prochain gouvernement à « entreprendre des réformes et lutter contre la corruption ». « Cela permettra au Liban de se remettre sur les rails de la croissance économique et de capitaliser sur les décisions prises lors de la conférence de Paris, dite CEDRE », a-t-il poursuivi. Le président a en outre affirmé que le Liban restait attaché à la trêve avec Israël et à l’application de la résolution 1701, mais qu’il était dans le même temps tenu de se défendre si l’État hébreu s’en prenait à son territoire. Les tensions, rappelle-t-on, ont récemment été exacerbées par le litige concernant les ressources pétrolières libanaises offshore et, plus précisément, le bloc maritime 9 de la zone économique exclusive libanaise, dont une partie se trouve dans une zone revendiquée par Israël.
M. Burt a ensuite été reçu par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, et le ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil. À l’issue de ces entretiens, il a appelé à la formation rapide d’un gouvernement qui entreprendrait les réformes nécessaires pour le pays, particulièrement dans le secteur de l’économie. « La Grande-Bretagne est consciente de l’ampleur des défis auxquels le Liban est confronté, en fournissant à grands frais un abri, des possibilités d’éducation et d’emploi à un grand nombre de ceux qui ont fui la violence, la peur et la destruction en Syrie. Nous continuerons à faire en sorte que le Liban reçoive le soutien international qu’il mérite, car nous voulons que les réfugiés syriens retournent en Syrie lorsque la situation sera sûre », a-t-il déclaré.
M. Burt s’est également rendu à Rayak, dans la Békaa, et a visité un camp de réfugiés syriens dans la région. Il a en outre rencontré Joëlle Badran, première lauréate du prix décerné par la Fondation Rebecca Dykes, du nom de la jeune Britannique tuée à Beyrouth en décembre dernier.

Lazzarini chez Bassil
De son côté, M. Bassil s’est entretenu avec le coordonnateur spécial adjoint des Nations unies pour le Liban, Philippe Lazzarini. « Les Nations unies sont attachées au partenariat avec le gouvernement libanais en vue de réaliser le même objectif stratégique, à savoir le retour sécurisé, digne et volontaire des réfugiés syriens dans leur pays », a affirmé M. Lazzarini. « Nous avons tant affirmé notre respect envers la politique du gouvernement libanais relative à la présence temporaire des réfugiés au Liban. Cela signifie que leur retour en Syrie ou leur réinstallation dans un pays tiers sont la solution unique et permanente », a-t-il précisé. M. Lazzarini a enfin annoncé avoir demandé à M. Bassil de lever les restrictions sur les permis de séjour des employés du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Enfin, il convient de signaler que le ministre sortant de la Défense Yaacoub Sarraf a reçu hier son homologue espagnole, Margarita Robles. M. Sarraf a appelé au retour sécurisé des réfugiés syriens dans leur pays. « Nous ne devons pas attendre la fin de la guerre en Syrie parce que le Liban souffre de plus en plus du poids de ce fardeau », a-t-il déclaré.

Le président de la République Michel Aoun a assuré hier que le Liban n’exerçait pas de pression sur les réfugiés syriens installés en territoire libanais afin qu’ils retournent chez eux. « Malgré ses difficultés économiques, le Liban continue à prendre en charge les déplacés syriens, tout en appelant la communauté internationale à faciliter leur retour temporaire dans des zones sûres en Syrie », a déclaré M. Aoun à l’issue d’un entretien avec le secrétaire d’État britannique chargé du Proche-Orient, Alistair Burt. « Le retour volontaire de Syriens, même en petit nombre, illustre la volonté de la majorité des déplacés à revenir dans leur pays après avoir obtenu les garanties nécessaires pour leur sécurité », a-t-il ajouté. Démentant toute pression exercée sur un retour...
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