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Agenda - Décoration

Mgr Boulos Matar commandeur de la Légion d’honneur

Les allocutions ont salué « un homme de dialogue et de savoir ».

De gauche à droite : Ghattas Khoury, Ibrahim Azar, Mgr Matar, César Abi Khalil, Bruno Foucher et Mgr Abdel Sater.

Au nom du président français Emmanuel Macron, l’ambassadeur de France à Beyrouth, Bruno Foucher, a remis à Mgr Boulos Matar, archevêque maronite de Beyrouth, les insignes de commandeur de la Légion d’honneur, en signe d’appréciation de sa contribution au renforcement des relations franco-libanaises. Une grande cérémonie a été organisée à cette occasion au siège de l’archevêché à Beyrouth, en présence du ministre César Abi Khalil, représentant le président de la République Michel Aoun, du député Ibrahim Azar, représentant le président du Parlement Nabih Berry, du ministre Ghattas Khoury, représentant le Premier ministre Saad Hariri, ainsi que du vicaire patriarcal général, Mgr Boulos Abdel Sater, représentant le patriarche maronite Béchara Raï, du métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi, de l’archevêque grec-catholique de Beyrouth et de Jbeil, Mgr Cyrille Bustros, du chargé d’affaires de la nonciature apostolique, Mgr Ivan Santos, et de nombreuses autres personnalités.
« À travers cette distinction, c’est la relation de confiance et d’amitié profonde entre la France et l’Église maronite que le président de la République a souhaité souligner et réaffirmer », a déclaré M. Foucher. Passant en revue le long parcours de Mgr Matar, l’ambassadeur de France rappelle également son « engagement en faveur du dialogue ». « Vous avez, en effet, été l’un de ceux qui, aux côtés du patriarche Sfeir et d’autres, ont prôné la réconciliation des Libanais alors que le pays était déchiré par la guerre civile, a-t-il poursuivi. Vous avez mené des médiations entre toutes les communautés avec un seul mot d’ordre : l’apaisement et la préservation du vivre-ensemble. » Et d’ajouter : « Votre engagement en faveur du dialogue entre les religions , et tout particulièrement entre l’islam et le christianisme, a été reconnu par vos pairs. Vous avez, en effet, été choisi pour porter la voix et le modèle libanais dans les sessions de dialogue islamo-chrétien initiées par le recteur d’al-Azhar, le cheikh Ahmad al-Tayeb. Ce dialogue est plus que jamais nécessaire, alors que le sectarisme et l’intolérance sont de plus en plus prégnants dans la région. »
M. Foucher a rendu hommage au « passeur de savoir » qu’est Mgr Matar, faisant référence aux cours de sciences politiques qu’il a donnés à l’USEK et l’USJ, mais aussi l’incroyable développement du collège La Sagesse sous son impulsion, qui a  mené à la fondation de l’Université La Sagesse en 2000. Il a salué en lui « l’amour de l’enseignement qui est indissociable de (sa) passion pour la langue française » et « l’ardent défenseur de la francophonie ».

« Un engagement qui a fait du français une langue libanaise à part entière »
 « Il est donc logique, ce soir, que la France vous remercie pour cet engagement à diffuser notre langue, a affirmé M. Foucher. Et à travers vous, c’est le rôle central que jouent les écoles catholiques dans le rayonnement de la francophonie au Liban que je tiens à saluer. Cet engagement de longue date a fait du français une langue libanaise à part entière. Le français est constitutif de l’identité de ce pays. Au quotidien, les Libanais enrichissent et font vivre notre langue. »
Un discours a été prononcé pour l’occasion par Michel el-Khoury, président des membres de la Légion d’honneur. Celui-ci a estimé que « Mgr Matar, par son sens de l’intérêt général, sa clairvoyance, sa modération, sa culture, son patriotisme, n’a cessé d’œuvrer en faveur de la préservation de l’équilibre interlibanais ». En cela, a-t-il poursuivi, « il ne trahit pas pour autant ses fonctions au service de l’Église et de sa communauté. Je dirais même de toutes les communautés libanaises. Mgr Matar est un homme de dialogue, et sans le dialogue intercommunautaire ou politique, la stabilité et la sécurité du Liban sont toujours en danger ». M. Khoury a mis en avant la « conscience aiguë » qu’a Mgr Matar du rôle de l’Église au sein du système libanais, d’où le fait qu’il « a conduit toute son action dans le sillage des pères fondateurs ».
Des allocutions ont également été prononcées par mère Daniella Harrouk, supérieure générale des sœurs des Saints-Cœurs, ainsi que par Léa Joe Abou Moussa, au nom de la famille de l’archevêque.

Au nom du président français Emmanuel Macron, l’ambassadeur de France à Beyrouth, Bruno Foucher, a remis à Mgr Boulos Matar, archevêque maronite de Beyrouth, les insignes de commandeur de la Légion d’honneur, en signe d’appréciation de sa contribution au renforcement des relations franco-libanaises. Une grande cérémonie a été organisée à cette occasion au siège de l’archevêché à Beyrouth, en présence du ministre César Abi Khalil, représentant le président de la République Michel Aoun, du député Ibrahim Azar, représentant le président du Parlement Nabih Berry, du ministre Ghattas Khoury, représentant le Premier ministre Saad Hariri, ainsi que du vicaire patriarcal général, Mgr Boulos Abdel Sater, représentant le patriarche maronite Béchara Raï, du métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi, de...