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Liban - Diplomatie

Le centenaire de l’autonomie de l’Islande célébré à Fanar

De gauche à droite, l’ancien chef d’État Amine Gemayel, le député Alain Aoun, la consule honoraire d’Islande Carla Jabre Vann, le député Hagop Pakradounian, la députée Roula Jaroudi et le doyen des consuls honoraires, Joseph Habis.

À l’occasion du centenaire de l’autonomie de l’Islande (à distinguer de son indépendance en 1944), la consule de ce pays à Beyrouth, Carla Jabre Vann, a réuni à son domicile à Fanar des officiels et amis venus rendre hommage à ce pays dont on connaît de mieux en mieux l’intérêt touristique, sans forcément connaître l’histoire qui en fait aujourd’hui un modèle de pays civilisé.
Déterminée à sensibiliser le Liban à l’Islande qui lui ressemble ne serait-ce que par sa superficie, Mme Vann a relaté un récit imagé de « cette petite nation d’une volonté de fer qui a débuté comme une petite colonie des Vikings à la fin du IXe siècle », et qui a attendu le début du XXe siècle pour obtenir son autonomie du Danemark. À peine cette autonomie obtenue, le pays a connu « l’un de ses hivers les plus froids, suivi d’une grande éruption volcanique ». La première marque de sa résilience sera la construction des fameux « turf houses » (littéralement, maisons de gazon), bâtisses vertes construites sur des roches magmatiques, devenues typiques du panorama islandais. « En dehors de Reykjavik (la capitale), il n’y avait presque pas de rues, ni ports, ni eau courante, ni électricité (…). En moins d’un siècle, l’un des pays les plus pauvres d’Europe est devenu l’un des plus prospères du monde », a expliqué Mme Vann.
Son cheminement est, selon elle, un apprentissage de « persévérance, de détermination, de volonté de s’assumer », mais aussi l’apprentissage du « penser différemment ».
La pêche devenant par exemple le secteur le plus important de l’économie islandaise, le pays a décidé de mener la « Guerre de la morue » (guerre économique engagée principalement contre le Royaume-Uni entre 1950 et 1970) et a réussi à étendre sa zone de pêche sur plus de 320 km de longueur de Zone économique exclusive. « Lorsque plus tard a surgi le problème de surpêche, l’Islande a opté pour une solution à long terme », qui lui vaut au final d’être classée parmi les quinze premiers pays pêcheurs.
C’est le même réflexe d’innovation qui lui a permis de se débarrasser du problème des fluctuations de prix de pétrole, en « optant pour l’énergie géothermale et hydraulique ». Cela en fait aujourd’hui « le seul pays à générer de l’électricité à 100 % à partir d’énergies renouvelables », a expliqué Mme Vann.
Plus que la persévérance et l’innovation, c’est aussi un certain « sens de la justice, ancré dans sa tradition », qui guide l’Islande vers des politiques gagnantes, a expliqué la consule. Ainsi, lorsque le pays a subi la crise économique mondiale de 2008, le sens de la justice a motivé « son choix de laisser les banques faire faillite sans imposer de mesures d’austérité contre les citoyens ». Ce sont en revanche « les responsables de cette crise qui ont eu à rendre des comptes », a-t-elle précisé, en constatant « l’essor miraculeux que connaît l’Islande, une décennie plus tard ».
Dans ce contexte, Carla Jabre Vann n’a d’évidence pas manqué de mentionner le tourisme : « Site d’entraînement pour les astronautes en 1960, l’Islande est devenue une destination touristique majeure », si bien que « la beauté naturelle de ce pays a intégré la culture populaire ».
Un autre combat avant-gardiste est mené sans répit sur le plan de l’égalité des sexes : « Au bout de deux décennies de lutte », l’Islande a depuis neuf ans le plus haut indice mondial en matière de non-discrimination envers les femmes. Elle est aussi le « le premier pays du monde à prévoir dans ses lois l’égalité salariale entre hommes et femmes ».
On le sait, un pays ne naît pas civilisé, mais le devient. Et le moteur de cette évolution est, selon Mme Vann, « le sentiment qu’ont les Islandais que ce qui les unit est beaucoup plus fort que ce qui les divise ». C’est cela, selon elle, l’apprentissage le plus à même d’inspirer l’autre petit pays qu’est le Liban.
Étaient présents à la cérémonie les représentants du président de la République, du Premier ministre et du président de la Chambre, respectivement les députés Alain Aoun, Roula Jaroudi et Hagop Pakradounian, la représentante du ministre des Affaires étrangères, Najla Riachi Assaker, l’ancien président de la République Amine Gemayel, particulièrement remercié par Carla Jabre Vann pour sa présence, les députés Nayla Moawad, Chamel Roukoz et Ali Osseirane, l’ancien député Nehmetallah Abi Nasr, les anciens ministres Farès Boueiz et Sejean Azzi, le doyen des consuls honoraires, Joseph Habis, ainsi que de nombreuses figures diplomatiques, médiatiques et sociales.

À l’occasion du centenaire de l’autonomie de l’Islande (à distinguer de son indépendance en 1944), la consule de ce pays à Beyrouth, Carla Jabre Vann, a réuni à son domicile à Fanar des officiels et amis venus rendre hommage à ce pays dont on connaît de mieux en mieux l’intérêt touristique, sans forcément connaître l’histoire qui en fait aujourd’hui un modèle de pays civilisé. Déterminée à sensibiliser le Liban à l’Islande qui lui ressemble ne serait-ce que par sa superficie, Mme Vann a relaté un récit imagé de « cette petite nation d’une volonté de fer qui a débuté comme une petite colonie des Vikings à la fin du IXe siècle », et qui a attendu le début du XXe siècle pour obtenir son autonomie du Danemark. À peine cette autonomie obtenue, le pays a connu « l’un de ses...
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