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GB: Début du procès de l'agresseur de policiers devant Buckingham palace

AFP
18/06/2018

Le procès pour "préparation d'acte de terrorisme" d'un homme qui avait tenté d'attaquer des policiers avec un sabre devant le palais de Buckingham et désignait la reine comme "ennemi d'Allah" en août 2017 s'est ouvert lundi à Londres. 

Dans la soirée du 25 août, Mohiussunnath Chowdhury, alors âgé de 26 ans, avait fait une embardée et dirigé son véhicule vers une voiture de police qui arrivait en sens inverse, a proximité immédiate du palais de Buckingham, résidence de la reine Elizabeth II.

Alors que deux policiers, non armés, s'approchaient de lui pour un contrôle, il avait tenté de saisir un sabre d'un mètre de long. "Il y eut alors une courte et intense empoignade au cours de laquelle les policiers ont tenté de récupérer le sabre", a détaillé à l'audience le procureur, Tim Cray. Mohiussunnath Chowdhury "criait +Allah Akbar+ continuellement, et les policiers ont alors cru, de manière compréhensible, qu'ils avaient affaire à un incident terroriste".  Les agents l'avaient finalement neutralisé avec un gaz incapacitant. Ils avaient été légèrement blessés. 

L'incident était survenu dans un contexte marqué par plusieurs attentats perpétrés en Europe dans les mois précédents, dont quatre avaient frappé le Royaume-Uni en moins de six mois. Mohiussunnath Chowdhury a réfuté toute préparation d'acte terroriste, expliquant qu'il voulait seulement être tué au cours de l'incident. 

Après son arrestation, une lettre adressée à sa soeur avait été retrouvée par les enquêteurs, dans laquelle il écrivait vouloir mourir en martyr, selon le procureur: "Dis à tout le monde que je les aime, et qu'ils doivent combattre les ennemis d'Allah. La reine et ses soldats finiront dans le feu de l'enfer. Ils font la guerre aux musulmans dans le monde et les tuent sans pitié. Ils sont les ennemis qu'Allah nous demande de combattre".

Originaire de Luton, au nord de Londres, Mohiussunnath Chowdhury travaillait en tant que chauffeur Uber. Il s'était radicalisé sur internet, selon le procureur. "Il maintenait son intérêt et son soutien (au groupe jihadiste) État islamique hors de la sphère familiale, c'était quelque chose qu'il faisait en ligne, de lui-même", a souligné Tim Cray.  

Le jour de l'attaque, il avait changé sa photo de profil sur la messagerie en ligne WhatsApp, pour la remplacer par un oiseau vert, un symbole parfois utilisé pour représenter l'âme des martyrs.

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