Les avions et les navires de guerre de la coalition sunnite ont pilonné jeudi pour la deuxième journée consécutive les positions des miliciens houthis à Hodeïda, le principal port du Yémen toujours aux mains des rebelles chiites.
Cette attaque, la plus importante par les effectifs et les moyens jamais lancée depuis le début de la guerre, inquiète les Nations unies et les organisations humanitaires qui redoutent un désastre pour la population civile. Selon l'ONU, 22 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire et plus de huit millions sont au bord de la famine.
"Les gens ont peur. Les navires sont effrayants et les avions nous survolent en permanence", a témoigné Amina, une étudiante de 22 ans qui vit près du port. "Les habitants fuient la ville pour se réfugier à la campagne, mais pour ceux qui n'ont pas de parents ou d'argent, il n'y a aucune issue", a-t-elle dit par téléphone à Reuters.
Quelque 600.000 personnes vivent à Hodeïda et dans ses environs. Les quatre cinquièmes des biens de première nécessité importés au Yémen transitent par son port.
En dépit des combats, les Nations unies continuent de fournir de l'aide humanitaire.
A la demande de la Grande-Bretagne, le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir jeudi à huis clos pour discuter de cette attaque.
Mohamed Ali al-Houthi, chef de la milice chiite, a accusé les Occidentaux d'être responsables de cet assaut mené par les armées des pays du Golfe. "Les Britanniques nous ont dit il y a une semaine que les Emiratis et les Saoudiens leur avaient dit qu'ils n'engageraient pas la bataille d'Hodeïda sans leur accord et leur aide", a-t-il dit.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a indiqué mercredi que le gouvernement britannique était en contact avec la coalition afin de s'assurer que l'opération respectait les lois internationales en matière de sécurité des civils.
Cette attaque, la plus importante par les effectifs et les moyens jamais lancée depuis le début de la guerre, inquiète les Nations unies et les organisations humanitaires qui redoutent un désastre pour la population civile. Selon l'ONU, 22 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire et plus de huit millions sont au bord de la famine.
"Les gens ont peur. Les navires sont effrayants et les avions nous survolent en permanence", a témoigné Amina, une étudiante de 22 ans qui vit près du port. "Les habitants fuient la ville pour se réfugier à la campagne, mais pour ceux qui n'ont pas de...


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