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Liban - Baabda

Aoun appelle les juges à lui rapporter les ingérences politiques

Le président de la République entouré des membres du Conseil supérieur de la magistrature. Photos Dalati et Nohra

Le président de la République, Michel Aoun, a appelé hier l’ensemble des magistrats à revenir vers lui lorsqu’ils sont soumis à des ingérences politiques, leur demandant de ne pas hésiter à appliquer les lois en vue d’édifier une société saine.
M. Aoun s’exprimait au palais de Baabda devant les sept juges récemment nommés au sein du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le ministre de la Justice, Salim Jreissati, le président du CSM, Jean Fahd, Samir Hammoud, procureur général près la Cour de cassation, et Bourkan Saad, chef de l’Inspection judiciaire, tous deux membres d’office du CSM.
« Je vous appelle à me rapporter tout problème qui surgirait avec des hommes politiques », a lancé le chef de l’État après la prestation de serment des sept nouveaux membres (Claude Karam, Roukoz Rizk, Hélène Iskandar, Mounzer Zebiane, Maher Cheaïto, Éliane Sader et Souheir Haraké), avant de promettre : « Je m’en chargerai à votre place. »
 « N’hésitez pas à appliquer les lois et à préserver votre serment », a poursuivi M. Aoun, exhortant les juges à « ne pas céder aux pressions et ingérences, d’où qu’elles viennent ». Et d’insister : « Je fournis une couverture totale à la justice et suis constamment prêt à la défendre. »
« Le serment que vous venez de prêter est une prolongation de mon serment d’investiture », a en outre déclaré le président de la République, estimant qu’ « en préservant la dignité de la justice, les magistrats préservent celle du pouvoir ». « Veillez à la sauvegarde des lois et soyez un modèle à suivre à travers votre conduite et vos performances », a-t-il ajouté, notant qu’« une justice saine contribue à une société saine ».
Prenant à son tour la parole, M. Jreissati a déclaré que « maintenant que le Conseil supérieur de la magistrature est au grand complet, le pouvoir judiciaire a enfin la possibilité d’éradiquer la corruption en vue de relancer le projet de l’État ».
Pour sa part, M. Fahd a assuré que « le devoir primordial d’un magistrat est d’être indépendant dans l’exercice de ses fonctions », mais a déploré dans le même temps « la lutte quotidienne des juges contre l’ingérence de responsables politiques qui entrent trop souvent en contact avec eux, tentant d’influencer le cours d’une enquête ou d’un procès ». Il a appelé dans ce cadre à « mettre un terme à ce phénomène qui met les magistrats à rude épreuve ».

Les autres hôtes de Baabda
Le président Aoun a par ailleurs reçu tour à tour la nouvelle directrice générale de l’Organisation de la femme arabe, Fadia Kiwan, ainsi que la présidente du Festival international de Beiteddine, Nora Joumblatt, qui l’a informé du programme du festival pour l’été 2018 et l’a invité à assister à son inauguration, et enfin l’ancien ministre Ramzi Jreige, avec lequel il a évoqué les développements en cours. Ce dernier lui a remis son nouvel ouvrage, intitulé Paroles
éphémères.

Le président de la République, Michel Aoun, a appelé hier l’ensemble des magistrats à revenir vers lui lorsqu’ils sont soumis à des ingérences politiques, leur demandant de ne pas hésiter à appliquer les lois en vue d’édifier une société saine. M. Aoun s’exprimait au palais de Baabda devant les sept juges récemment nommés au sein du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le ministre de la Justice, Salim Jreissati, le président du CSM, Jean Fahd, Samir Hammoud, procureur général près la Cour de cassation, et Bourkan Saad, chef de l’Inspection judiciaire, tous deux membres d’office du CSM.« Je vous appelle à me rapporter tout problème qui surgirait avec des hommes politiques », a lancé le chef de l’État après la prestation de serment des sept nouveaux membres (Claude Karam, Roukoz Rizk,...
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