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Moyen Orient et Monde

Washington et Téhéran tentent d’influencer Bagdad après les élections

Les États-Unis et l’Iran pesaient hier de tout leur poids en Irak pour tenter d’influer sur le prochain gouvernement, après la victoire surprise aux législatives du nationaliste Moqtada Sadr, personnalité problématique tant pour Washington que pour Téhéran.
Même arrivé en tête avec son alliance inédite entre les religieux chiites et les communistes (La marche pour la réforme), Moqtada Sadr est loin d’être assuré de gouverner l’Irak pour les quatre prochaines années. « Mathématiquement, légalement et constitutionnellement, il est possible » de former une coalition qui gouvernera sans cet ancien chef de milice devenu héraut des manifestants anticorruption, affirme Fanar Haddad, de l’Université de Singapour. Même si, concède ce spécialiste de l’Irak, « c’est politiquement difficile ».
C’est pourtant le plan sur lequel mise l’Iran qui a dépêché à Bagdad l’influent général Kassem Souleimani. Depuis lundi, il rencontre les différentes forces politiques, ont indiqué à l’AFP plusieurs responsables. Devant eux, il a opposé son veto à toute alliance avec Moqtada Sadr, qui provoque régulièrement l’Iran en prônant une défense sourcilleuse de l’indépendance politique de l’Irak. Sa dernière bravade à l’encontre du puissant voisin chiite a été sa visite chez son grand rival, l’Arabie saoudite sunnite.
Et contrairement au Premier ministre sortant Haider al-Abadi, un chef de gouvernement issu du camp sadriste aura moins de chances d’être adoubé. Car si Moqtada Sadr donne du fil à retordre à l’Iran, les Américains se rappellent de sa puissante « Armée du Mahdi, avec laquelle ils avaient croisé le fer dans la foulée de l’invasion de 2003. Ils ont eux aussi leur émissaire, l’envoyé spécial américain Brett McGurk, qui sillonne le pays à la rencontre des différentes forces, notamment kurdes, selon le gouvernement de la région autonome. Évoquant sa présence », pas surprenante selon lui, Moqtada Sadr a dénoncé dans un communiqué une « ingérence dans les affaires irakiennes ».


Les États-Unis et l’Iran pesaient hier de tout leur poids en Irak pour tenter d’influer sur le prochain gouvernement, après la victoire surprise aux législatives du nationaliste Moqtada Sadr, personnalité problématique tant pour Washington que pour Téhéran.
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