Christina Lassen, entourée de Atef Majdalani (à gauche) et de Saad Hariri (à droite), au cours de la réception organisée à l’occasion de la Journée de l’Europe, mercredi soir, au musée Sursock à Beyrouth.
S’exprimant, mercredi soir, à l’occasion de la Journée internationale de l’Europe, célébrée le 9 mai, l’ambassadrice de l’Union européenne au Liban, Christina Lassen, a affirmé que « l’Europe est la meilleure amie du Liban ». « Le Liban est un important partenaire pour l’Europe », a-t-elle renchéri lors de la réception organisée au musée Sursock pour l’occasion. Étaient présents notamment le président du Conseil des ministres, Saad Hariri, le député Atef Majdalani et l’ambassadrice Najla Assaker, représentant respectivement le chef de l’État, le président du Parlement et le chef de la diplomatie. De nombreuses personnalités diplomatiques, politiques, militaires, religieuses, économiques, sociales, académiques, des représentants des médias et de la société civile ont assisté à la réception.
« Le 9 mai, nous célébrons la signature, en 1950, de la Déclaration de Schuman qui a lancé la politique d’intégration européenne et créé l’Union européenne que nous connaissons aujourd’hui », a rappelé l’ambassadrice. « C’est une journée au cours de laquelle nous réfléchissons à ce que nous avons accompli au cours de ces soixante-dix années en tant que l’un des plus importants projets de paix de l’histoire, a-t-elle poursuivi. Les événements des derniers jours ont montré que de nos jours, l’Union européenne est plus que jamais indispensable, comme force de paix et de stabilité dans le monde. »
« Pour l’Union européenne au Liban, cette semaine est importante puisque nous avons témoigné les premières législatives depuis 2009 », a encore insisté l’ambassadrice, soulignant qu’en ce qui la concerne, elle aurait souhaité que « ces législatives permettent à un plus grand nombre de femmes d’intégrer l’hémicycle ». « L’Union européenne continuera à encourager les femmes à présenter leur candidature, à voter et à être actives sur le plan politique », a-t-elle déclaré.
Revenant sur les conférences de Rome (pour le soutien de l’armée), de Paris (la CEDRE, pour le soutien de l’économie libanaise) et de Bruxelles (sur les réfugiés), « qui se sont toutes tenues dans des villes européennes », Mme Lassen a noté que cela « montre à quel point l’Europe est investie et engagée à soutenir la stabilité, la sécurité et le développement économique du Liban ». « Plus encore, cela montre que l’Europe est la meilleure amie du Liban », a-t-elle insisté.
« Le Liban est devenu un symbole de coexistence et de tolérance, non seulement dans la région, mais pour le monde entier », a poursuivi Mme Lassen, soulignant que le Liban continue d’accueillir un million et demi de réfugiés. « C’est un pays avec lequel l’Europe partage des valeurs fondamentales, mais aussi des défis fondamentaux comme le terrorisme, la migration et le besoin de croissance économique, a-t-elle constaté. Cela explique les raisons pour lesquelles l’Union européenne veut travailler avec le Liban, soutenir ce pays de son mieux, mais aussi apprendre de vous. » Et Mme Lassen de conclure en assurant que l’objectif de l’Union européenne est « d’aider le Liban à rester le pays message ».


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