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Familles de jihadistes en Syrie et Irak: la France doit clarifier sa position, affirme des avocats

La France doit clarifier sa position pour mettre fin au "cafouillage" actuel au sujet des femmes jihadistes et de leurs enfants détenus en Irak et en Syrie, qui sont de plus en plus "en danger", ont réclamé jeudi des avocats français.
Ils ont confirmé qu'ils allaient déposer vendredi une plainte avec constitution de partie civile pour "détention arbitraire" concernant trois d'entre elles, après le classement d'une premier plainte simple.
Avec cette plainte, "nous attendons" des autorités françaises "une forme de prise de conscience", de la "clarté" et "une cohérence juridique, judiciaire et politique", car "pour l'instant, on est dans le cafouillage complet", a dit Me Marie Dosé en conférence de presse.
Le président Emmanuel Macron avait affirmé en novembre que les cas des femmes arrêtées en Syrie et en Irak, parfois accompagnées d'enfants, seraient examinés au "cas par cas". Une position dénoncée par les avocats et les familles qui estiment qu'agir ainsi reviendrait à sortir d'un cadre légal.
Jusqu'à présent, le gouvernement français s'est dit favorable à ce que ces femmes - plusieurs dizaines au Kurdistan syrien et au moins trois en Irak - soient jugées dans ces pays à la condition qu'elles y bénéficient d'un procès équitable.
"Nous sommes dans la chronique d'une tragédie annoncée avec des risques de morts, de mauvais traitements", a prévenu Me William Bourdon.

Une première plainte visant la "détention arbitraire" de trois Françaises capturées par les forces kurdes en Syrie avait été classée sans suite. D'où cette nouvelle plainte avec constitution de partie civile, qui devrait permettre d'obtenir la désignation d'un juge d'instruction.
"Elles n'ont pas de titre de détention. Les Kurdes ne veulent pas les juger, la justice kurde n'existe pas, la loi antiterroriste kurde ne prévoit pas l'association de malfaiteurs: il est établi qu'elles sont actuellement en détention arbitraire", a fait valoir jeudi Me Dosé.
Interrogé par l'AFP, le représentant du Kurdistan syrien en France, Khaled Issa, s'est montré beaucoup moins catégorique.
"Notre position reste la même, celle d'instruire et traiter ces dossiers tout en maintenant la coopération avec les autorités françaises", a-t-il assuré.


En Irak, une jihadiste française, Djamila Boutoutaou, a été condamnée le 17 avril à la prison à perpétuité pour appartenance à l'organisation Etat islamique.
Une autre, Mélina Boughedir, condamnée en première instance à sept mois de prison pour "entrée illégale" en Irak, va prochainement être rejugée pour "terrorisme".

La France doit clarifier sa position pour mettre fin au "cafouillage" actuel au sujet des femmes jihadistes et de leurs enfants détenus en Irak et en Syrie, qui sont de plus en plus "en danger", ont réclamé jeudi des avocats français.Ils ont confirmé qu'ils allaient déposer vendredi une plainte avec constitution de partie civile pour "détention arbitraire" concernant trois d'entre elles,...