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Moyen Orient et Monde - Israël

Netanyahu annule l’accord avec l’ONU sur les migrants africains

Des migrants africains ont protesté hier, à Tel-Aviv, contre la suspension de l’accord avec le HCR sur leur situation en Israël. Jack Guez/AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au terme d’une spectaculaire volte-face, a annulé hier l’accord avec l’ONU qui prévoyait la régularisation de milliers de migrants africains en Israël et la réinstallation d’un nombre similaire dans des pays occidentaux.
 « Après avoir entendu de nombreuses remarques sur cet accord, j’ai examiné les avantages et les inconvénients et décidé de l’annuler », a dit M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau. Le Premier ministre avait suspendu lundi soir l’application de cet accord, quelques heures seulement après son annonce. Conclu avec le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), il avait vocation à se substituer à un programme initial d’expulsions ayant fait l’objet d’une vive controverse et qui a lui-même été annulé. Celui scellé avec l’ONU prévoyait la réinstallation de plus de 16 000 Soudanais et Érythréens vivant en Israël dans des pays occidentaux. En échange, l’État hébreu s’engageait à donner un titre de séjour à un nombre équivalent devant rester sur son territoire.
Cet épisode a suscité des critiques de tous bords à l’encontre de M. Netanyahu : dans un premier temps, elles sont venues de la droite – son propre camp – lorsqu’il a annoncé lundi l’annulation du programme initial d’expulsions et son remplacement par l’accord avec le HCR. Puis, la gauche a pris le relais quand il a fait volte-face en soirée, en suspendant ce nouvel accord. « Malgré les restrictions juridiques et difficultés croissantes, nous allons continuer avec détermination à tout mettre en œuvre pour sortir les clandestins du pays », a finalement affirmé hier M. Netanyahu. De son côté, le HCR a réagi à l’ultime annonce en disant espérer qu’Israël allait « bientôt reconsidérer » cette annulation. « Nous continuons de croire dans la nécessité d’un accord gagnant-gagnant qui puisse bénéficier à Israël, à la communauté internationale et aux personnes qui ont besoin d’un asile », a expliqué William Spindler, porte-parole du HCR.
D’après les autorités israéliennes, 42 000 migrants africains vivent actuellement en Israël. Les femmes et les enfants n’étaient pas menacés par le plan initial d’expulsions. Ces migrants sont arrivés majoritairement après 2007, à partir du Sinaï. La frontière, à l’époque poreuse avec l’Égypte, a depuis été rendue quasiment hermétique. Les migrants africains se sont installés en nombre dans des quartiers pauvres de Tel-Aviv.

Sage décision
M. Netanyahu, qui avait promis l’an dernier de « rendre le sud de Tel-Aviv aux citoyens d’Israël », a rencontré hier des représentants de cette population. Dans le même temps, des dizaines de manifestants, dont des migrants africains, ont protesté à Jérusalem et Tel-Aviv contre la suspension de l’accord avec le HCR. « En venant ici, dans une démocratie, nous pensions qu’Israël allait défendre nos droits », a déclaré Sernai Dori, une jeune femme de 28 ans d’origine érythréenne et mère de trois enfants, qui vit depuis dix ans en Israël. Shefi Paz, une des dirigeantes du mouvement de lutte contre la présence de migrants africains dans les quartiers sud de Tel-Aviv, s’est de son côté félicitée de l’annulation de l’accord. Mais « notre combat ne sera terminé que lorsque le dernier des clandestins sera expulsé », a-t-elle ajouté.
Naftali Bennett, ministre de l’Éducation et chef du parti nationaliste religieux Foyer juif, qui avait appelé le Premier ministre à annuler l’accord, a lui aussi exprimé sa satisfaction, évoquant une « sage décision ». Il est temps « de faire sortir les clandestins illégaux », a-t-il poursuivi. À l’inverse, le dirigeant du Parti travailliste Avi Gabbay (opposition) a estimé, sur Twitter, que M. Netanyahu manquait « de leadership » et fuyait « ses responsabilités ». « Israël a besoin d’un Premier ministre qui sait prendre des décisions », a-t-il dit.
Source : AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au terme d’une spectaculaire volte-face, a annulé hier l’accord avec l’ONU qui prévoyait la régularisation de milliers de migrants africains en Israël et la réinstallation d’un nombre similaire dans des pays occidentaux. « Après avoir entendu de nombreuses remarques sur cet accord, j’ai examiné les avantages et les inconvénients et décidé de l’annuler », a dit M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau. Le Premier ministre avait suspendu lundi soir l’application de cet accord, quelques heures seulement après son annonce. Conclu avec le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), il avait vocation à se substituer à un programme initial d’expulsions ayant fait l’objet d’une vive controverse et qui a lui-même été annulé. Celui...
commentaires (1)

Tiens donc, eux, ils ont le droit de refuser des migrants sans que personne ne crie au scandale... (à part un infime espoir de voir Israël « bientôt reconsidérer » cette annulation)??? Et imposer à l'Occident la réinstallation de 16000 migrants? Alors que nous, on a toutes les peines du monde à ramener les réfugiés chez eux ou leur trouver une nouveau pays d'adoption???

Soraya Naufal

08 h 12, le 04 avril 2018

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Commentaires (1)

  • Tiens donc, eux, ils ont le droit de refuser des migrants sans que personne ne crie au scandale... (à part un infime espoir de voir Israël « bientôt reconsidérer » cette annulation)??? Et imposer à l'Occident la réinstallation de 16000 migrants? Alors que nous, on a toutes les peines du monde à ramener les réfugiés chez eux ou leur trouver une nouveau pays d'adoption???

    Soraya Naufal

    08 h 12, le 04 avril 2018

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