Les premières mesures de représailles contre les pays européens ayant décidé la semaine dernière des expulsions de diplomates russes dans le cadre de l'affaire Skripal ont été annoncées jeudi à Moscou.
"Deux de mes collègues quittent Moscou. Mais nous (l'ambassade, ndlr) restons ici", a déclaré en sortant du ministère russe des Affaires étrangères Renée Jones-Bos, l'ambassadrice des Pays-Bas, premier pays européen à annoncer ces mesures de rétorsion.
Les ambassadeurs de nombreux pays de l'Union européenne parmi lesquels la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et la Pologne ont été convoqués par la Russie vendredi et ont commencé à arriver au siège de la diplomatie russe, où ils doivent se voir notifier les mesures prises à leur encontre.
Ces pays avaient annoncé la semaine dernière l'expulsion de diplomates russes, en soutien à Londres qui accuse Moscou d'être derrière l'empoisonnement, le 4 mars, de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia au Royaume-Uni.
Moscou a annoncé jeudi l'expulsion de 60 diplomates américains et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé que "les mesures de représailles seront identiques" pour tous les pays.
Moscou, qui affirme n'avoir aucun lien avec cet empoisonnement, s'estime victime d'une politique "antirusse" de Londres.


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