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Liban - Nominations De Bolton Et Pompeo

La mise en garde de Joumblatt...

Le chef du Parti socialiste progressiste, le député Walid Joumblatt, a effectué hier, à l’occasion d’une interview avec France 24, le point sur les bouleversements dans la région et surtout en Syrie, à la lumière du changement d’équipe autour du président américain Donald Trump, exprimant ses craintes concernant une confrontation dans la région dont le Liban paierait le prix fort. « Le régime syrien sort gagnant pour le moment (…) mais c’est ce qui vient des États-Unis qui est effrayant, parce qu’il présage d’une confrontation qui ne se déroulera pas en Iran, mais au Liban », a déclaré le leader druze.
« Cette confrontation sera politique pour le moins, et nous en paierons le prix, a poursuivi M. Joumblatt. Je mets en garde toute partie politique interne contre le fait de parier sur la nouvelle équipe de travail américaine, extrémiste et proche des sionistes. »
Et d’ajouter : « En ce qui concerne la dimension militaire d’une telle confrontation, nous sommes habitués aux politiques américaines qui soutiennent Israël. Une frappe militaire détruirait le Liban sans apporter (à ceux qui la mèneront) une quelconque victoire, parce que la résistance populaire nationale islamique, ou quel que soit le nom qu’on lui donne, est plus forte. » Il a estimé que « le Hezbollah n’intégrera vraiment l’État qu’en cas de circonstances régionales politiques qui le pousseront à unifier ses armes avec celles de l’armée, mais on en est encore loin ».
M. Joumblatt a longuement analysé la montée en puissance de l’Iran, née d’un vide laissé par des nations arabes « qui ont oublié la cause centrale, la Palestine ». Cette montée en puissance, a-t-il ajouté, « a été favorisée par la guerre américaine contre l’Irak en 2003, puis par la tragédie syrienne et l’abandon, par l’Occident, de la résistance civile, nationale, laïque syrienne ». Pour lui, le régime syrien a réussi à étendre sa domination sur le Grand Damas en raison du soutien russe et iranien. « Par conséquent, l’étau se resserre sur le Liban », a-t-il déploré.
À la question de savoir s’il appuie une frappe militaire contre le régime syrien, M. Joumblatt s’est déclaré fermement hostile à une telle mesure. « Je prônais le soutien à la résistance nationale laïque syrienne dans sa lutte contre le régime, mais les États-Unis d’Obama ont fait le contraire, suivis par les pays arabes et la Turquie, en vue de faire échouer cette résistance », a-t-il souligné.
Concernant les prochaines élections législatives, le leader druze, dont le propre fils est candidat à sa succession, se dit convaincu qu’elles « ne répondront pas aux aspirations de changement des Libanais, mais feront du moins parvenir de nouveaux visages qui pourraient faire bouger les choses ». Interrogé sur la candidature de son fils, il a expliqué qu’elle obéit à une continuité historique de plus de 300 ans, estimant toutefois que Taymour Joumblatt suivra sa propre voie.

Le chef du Parti socialiste progressiste, le député Walid Joumblatt, a effectué hier, à l’occasion d’une interview avec France 24, le point sur les bouleversements dans la région et surtout en Syrie, à la lumière du changement d’équipe autour du président américain Donald Trump, exprimant ses craintes concernant une confrontation dans la région dont le Liban paierait le prix fort. « Le régime syrien sort gagnant pour le moment (…) mais c’est ce qui vient des États-Unis qui est effrayant, parce qu’il présage d’une confrontation qui ne se déroulera pas en Iran, mais au Liban », a déclaré le leader druze. « Cette confrontation sera politique pour le moins, et nous en paierons le prix, a poursuivi M. Joumblatt. Je mets en garde toute partie politique interne contre le fait de parier sur la...
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