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Moyen Orient et Monde - Espagne

Puigdemont arrêté en Allemagne

L’ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, sous le coup d’un mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne, a été arrêté hier par la police allemande près de la frontière avec le Danemark, cinq mois après avoir fui son pays. Son arrestation a provoqué de premières manifestations en Catalogne. Des milliers de sympathisants se sont retrouvés sur les Ramblas, célèbres avenues du centre-ville, à l’appel d’un groupe radical, les Comités de défense de la République (CDR). Brandissant des drapeaux indépendantistes, ou des affiches réclamant la « Liberté des prisonniers politiques », il se sont ensuite rendus devant la délégation de la Commission européenne dans la métropole catalane, criant « Cette Europe est une honte ! ».
 « Cela nous indigne qu’ils aient arrêté Puidgemont, c’est notre plus haut représentant, notre président, s’est écriée Judit Carapena, une étudiante en architecture de 22 ans. Mais qu’ils ne crient pas victoire, ce n’est pas la fin de l’indépendantisme, loin de là. » Carles Puigdemont s’était réfugié à Bruxelles fin octobre 2017, anticipant les poursuites déclenchées par la justice espagnole à la suite de la tentative de sécession de la Catalogne l’automne dernier. Il s’était installé dans la capitale européenne dans l’espoir, déçu, de recueillir des appuis pour la cause de l’indépendance de la Catalogne, une des plus riches régions d’Espagne.
Le dirigeant indépendantiste a été arrêté « à 11h19 (09h19 GMT) par la police autoroutière du Schleswig-Holstein », a déclaré un porte-parole de la police allemande, précisant avoir agi en vertu d’un mandat d’arrêt européen. « Il m’a appelé ce matin pour dire qu’il avait été arrêté en Allemagne près de la frontière avec le Danemark », a déclaré son avocat belge Paul Bekaert à la télévision catalane. Il venait de Finlande où il avait fait une conférence devant des étudiants. Il sera présenté à un juge qui décidera, en 48 heures, s’il doit être incarcéré ou laissé en liberté conditionnelle. » M. Puigdemont a été arrêté deux jours après que le juge de la Cour suprême espagnole Pablo Llarena eut entamé des poursuites pour « rébellion » contre lui et 12 autres dirigeants séparatistes. Au total, 25 dirigeants ont été inculpés, dont 12 pour des charges moins graves comme « désobéissance ». Le juge a émis ou réactivé des mandats d’arrêt européens et internationaux contre six d’entre eux en fuite à l’étranger, dont M. Puigdemont.
La rébellion est passible de 30 ans de prison en Espagne. Ce chef d’accusation est controversé, car il suppose un « soulèvement violent » qui, selon de nombreux juristes, ne s’est jamais produit. Le juge accuse notamment M. Puigdemont d’avoir organisé le référendum d’autodétermination du 1er octobre malgré son interdiction et « le grave risque d’incidents violents ». Les images de brutalités policières lors de cette journée ont fait le tour du monde.
Source : AFP

L’ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, sous le coup d’un mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne, a été arrêté hier par la police allemande près de la frontière avec le Danemark, cinq mois après avoir fui son pays. Son arrestation a provoqué de premières manifestations en Catalogne. Des milliers de sympathisants se sont retrouvés sur les Ramblas, célèbres avenues du centre-ville, à l’appel d’un groupe radical, les Comités de défense de la République (CDR). Brandissant des drapeaux indépendantistes, ou des affiches réclamant la « Liberté des prisonniers politiques », il se sont ensuite rendus devant la délégation de la Commission européenne dans la métropole catalane, criant « Cette Europe est une honte ! ». « Cela nous indigne qu’ils aient...
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