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Sport - Football

Équipe de France : défense et défiance

France-Colombie : coup de froid sur les Bleus. Franck Fife/AFP

Entre un Raphaël Varane sans autorité et des latéraux limités, la défaite face à la Colombie vendredi (3-2) a rouvert le chantier de la défense des Bleus, qui devra absolument rassurer mardi contre la Russie.
À Saint-Pétersbourg (17h50 françaises), il s’agira du dernier match amical avant l’annonce de la fameuse liste des 23 pour la Coupe du monde (14 juin-15 juillet), annoncée le 15 mai. À l’enjeu des noms du futur groupe s’est ajouté celui de son étanchéité, lestée de doutes. Car le revers face aux Cafeteros a prolongé une constante : en 2017, et à l’exception de la réception des Pays-Bas fin août (4-0), les Bleus ont encaissé au moins deux buts à chaque fois qu’ils ont été confrontés à une équipe un tant soit peu huppée : France-Espagne 0-2, Suède-France 2-1, France-Angleterre 3-2, Allemagne-France 2-2. Or, dans le groupe D du Mondial-2018, les Bleus vont affronter le Pérou et le Danemark, qu’on pourrait, en version Coupe du monde, mettre dans le même sac (après une entrée en lice face à la modeste Australie)... Et quand ça tangue, on cherche le patron. Derrière, c’est censément Varane, intronisé tel par Didier Deschamps, qui en a même fait son vice-capitaine.

« Personnalité un peu trop effacée »
« Il a une personnalité un peu trop effacée. Ça fait un moment qu’il est en équipe de France, il en a, des sélections. J’aimerais qu’il se comporte un peu plus comme un patron de la défense, et que dans son attitude, il y ait plus d’esprit de révolte, d’agressivité. Il fait partie de ces joueurs qui, dans ces moments-là, comme dans la deuxième période où l’équipe de France psychologiquement a lâché, doivent faire bouger l’équipe », a jugé l’arrière gauche champion du monde Bixente Lizarazu, hier sur TF1.
Deschamps lui a répondu sur le même plateau : « Le leadership, ça ne se fait pas comme ça du jour au lendemain. Raphaël a beaucoup progressé dans ce domaine-là. Sur ce match-là, il s’est retrouvé sur le plan personnel un peu plus en difficulté. Quand on est moins bien, on a tendance à se renfermer sur soi-même, c’est valable pour tout le monde. » Le titulaire au Real Madrid a désormais 41 sélections, mais ce sont toujours les mêmes questions sur son manque d’agressivité qui l’accompagnent. « J’ai mon style de jeu. On peut me critiquer là dessus, il n’y a pas de problème. Maintenant, j’essaye d’être performant avec mes qualités. Après, je pense être plus complet à 24 ans que je ne l’étais à 18 ans. On parle de maturité pour mon poste autour de 28 ans. C’est normal que j’évolue », relativisait-il en octobre.
Samuel Umtiti a été intégré à la rotation en charnière. Même si le Barcelonais, 24 ans lui aussi, a concédé vendredi un penalty synonyme de défaite, il semble s’installer en charnière. Quant à Laurent Koscielny, il n’a pas dit son dernier mot, mais connaît une saison délicate à Arsenal et des pépins physiques récurrents.

Couloirs sans garanties
Les doutes concernent aussi les couloirs. Avec les pépins de Bacary Sagna (usure, blessure et manque de temps de jeu en club), Djibril Sidibé est devenu le titulaire après l’Euro-2016. Mais le Monégasque a ravivé vendredi les doutes latents à son sujet. S’il apporte offensivement (notamment sur le deuxième but), le latéral droit a souvent été débordé par Luis Muriel, et a globalement manqué de précision dans ses interventions.
Derrière lui, c’est Benjamin Pavard, qui a fait une bonne impression pour ses deux premières sélections en novembre, mais qui pâtit de son manque d’expérience (il aura 22 ans mercredi), lui qui joue dans l’axe dans un modeste club du championnat d’Allemagne, Stuttgart. Et à gauche, Deschamps a vu son titulaire se blesser gravement en septembre ; Benjamin Mendy a repris l’entraînement mais pas encore la compétition avec Manchester City. Son remplaçant Layvin Kurzawa a disparu du groupe du fait d’une saison noire au PSG. Et c’est Lucas Digne qui a repris le poste, lui qui joue peu au FC Barcelone et qui n’apporte toujours pas toutes les garanties défensives – témoin l’égalisation colombienne. Même s’il semble s’enhardir depuis sa bonne performance en Bulgarie en octobre.
Chantier à suivre...
Source : AFP

Entre un Raphaël Varane sans autorité et des latéraux limités, la défaite face à la Colombie vendredi (3-2) a rouvert le chantier de la défense des Bleus, qui devra absolument rassurer mardi contre la Russie.À Saint-Pétersbourg (17h50 françaises), il s’agira du dernier match amical avant l’annonce de la fameuse liste des 23 pour la Coupe du monde (14 juin-15 juillet), annoncée le 15 mai. À l’enjeu des noms du futur groupe s’est ajouté celui de son étanchéité, lestée de doutes. Car le revers face aux Cafeteros a prolongé une constante : en 2017, et à l’exception de la réception des Pays-Bas fin août (4-0), les Bleus ont encaissé au moins deux buts à chaque fois qu’ils ont été confrontés à une équipe un tant soit peu huppée : France-Espagne 0-2, Suède-France 2-1, France-Angleterre 3-2,...
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