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Liban - Unrwa

Bassil appelle au « retour volontaire » des réfugiés palestiniens

Le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, lors de la conférence hier. Photo ANI

Le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, a appelé hier au retour volontaire des réfugiés palestiniens, lors d’une conférence consacrée à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), organisée en marge de la réunion de Rome II, s’attirant une réplique cinglante de la part du Hamas palestinien. L’Unrwa connaît une grave crise financière, surtout depuis que l’administration Trump a décidé de réduire ses subventions de moitié, en janvier dernier.
« Nous invitons la communauté internationale à organiser le retour volontaire des réfugiés palestiniens étant donné que les fondements d’un retour sécurisé existent », a dit M. Bassil. Il a également appelé à « rayer tout réfugié palestinien des registres de l’Unrwa au cas où il quitte le territoire libanais ou s’il obtient une autre nationalité ». « Ceci permettra d’amoindrir les charges (de l’Unrwa) et de diminuer le nombre de réfugiés au Liban sans toucher à leur droit au retour qui est sacré », a-t-il ajouté.
 « Nous avons accueilli les Palestiniens dans le respect des règles humanitaires, tout comme nous faisons avec les Syriens maintenant, sur base d’une présence temporaire et en attendant l’arrêt des combats et la possibilité d’un retour chez eux. L’Unrwa a été fondée pour subvenir à leurs besoins humanitaires jusqu’au retour. Mais il s’est avéré que les tueries (de Palestiniens) se poursuivent et que le but (des Israéliens) est de faire en sorte que les réfugiés soient intégrés dans les pays d’accueil en préparation du projet de grand transfert », a estimé le ministre des Affaires étrangères. « Le Liban, qui accueille 500 000 réfugiés palestiniens depuis 70 ans et un million et demi de Syriens depuis 7 ans, n’est pas ici pour demander de l’argent, mais pour demander le droit d’un peuple à rentrer chez lui et à recevoir un minimum d’aides en attendant, afin d’éviter plus de pauvreté et d’extrémisme dans nos sociétés », a-t-il lancé.
Gebran Bassil a par ailleurs eu des rencontres bilatérales avec plusieurs responsables, notamment le secrétaire d’État adjoint américain par intérim aux Affaires proche-orientales, David Satterfield.

Promesses de soutien
La conférence consacrée à l’Unrwa a débouché sur des promesses de soutien financier d’un montant de 100 millions de dollars qui serviraient à combler une partie du déficit de l’organisation, estimé à 446 millions de dollars. « Il est absolument nécessaire que l’extraordinaire unanimité politique en faveur de l’Unrwa et de ses activités se traduise en aide financière », avait plaidé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, à l’issue de l’événement. « Les réfugiés palestiniens ne peuvent pas vivre sans éducation, services de santé et soutien à la communauté prodigués par l’Unrwa (…) Nous ne pouvons pas les laisser tomber », a-t-il dit.
Les États-Unis, principal bailleur de fonds de l’Unrwa, avaient annoncé en janvier le gel de dizaines de millions de dollars d’aide à l’agence. L’administration Trump avait invoqué la nécessité de réviser « en profondeur » le fonctionnement de l’Unrwa. Elle demandait aussi que d’autres pays fassent plus.

La réplique du Hamas
Les propos de Gebran Bassil sur les réfugiés palestiniens ne sont pas passés inaperçus. Le chef du bureau de presse du Hamas à l’extérieur des territoires palestiniens, Ra’fat Morra, a vivement critiqué les déclarations du chef de la diplomatie qu’il a qualifiées de « contraires aux lois internationales, aux conventions de l’ONU, à la charte des Droits de l’homme et aux décisions des sommets arabes ». « Nous rejetons ces propos et réitérons notre attachement aux droits des réfugiés à jouir de leur identité et de leurs droits. La communauté internationale, représentée par l’Unrwa, est responsable des affaires des réfugiés palestiniens et le gouvernement libanais est tenu de respecter les droits de l’homme et des réfugiés », a dit M. Morra dans un communiqué.
Par ailleurs, plusieurs sit-in ont été organisés hier dans les camps de réfugiés palestiniens et devant les bureaux de l’Unrwa à travers le Liban, au moment où la conférence consacrée à l’Unrwa se tenait à Rome, pour demander que l’organisme onusien ne cesse pas ses aides. À Aïn el-Héloué, des représentants de la société civile ont manifesté devant le bureau de l’Unrwa présent dans le camp. De même dans les camps de Bass, Rachidiyé et de Bourj Chémali. Plusieurs manifestants se sont également regroupés devant les bureaux de l’organisme onusien à Beyrouth.
Le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, a appelé hier au retour volontaire des réfugiés palestiniens, lors d’une conférence consacrée à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), organisée en marge de la réunion de Rome II, s’attirant une réplique cinglante de la part du Hamas palestinien. L’Unrwa connaît une grave crise financière, surtout depuis que l’administration Trump a décidé de réduire ses subventions de moitié, en janvier dernier. « Nous invitons la communauté internationale à organiser le retour volontaire des réfugiés palestiniens étant donné que les fondements d’un retour sécurisé existent », a dit M. Bassil. Il a également appelé à « rayer tout réfugié palestinien des registres de l’Unrwa au cas où il quitte le territoire libanais ou s’il...
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