Le dramaturge libanais Ziad Itani
Le premier juge d’instruction Riad Abou Ghida a interrogé lundi le pirate informatique Elie Gh, poursuivi pour fabrication de preuves et cyberattaques dans l'affaire du dramaturge Ziad Itani, accusé, à tort semble-t-il, de collaboration avec Israël. Son interrogatoire, qui avait débuté en début d'après-midi, reprendra à 16h.
L'interrogatoire de l'ancienne directrice du bureau de lutte contre la cybercriminalité au sein de la police libanaise, Suzanne el-Hajj, prévu dans la journée, a été reporté à mardi.
Vendredi, le Tribunal militaire avait requis des poursuites contre Mme el-Hajj et le pirate pour fabrication de fausses preuves contre M. Itani, et pour "cyberattaques et piratage visant des sites de ministères, d'institutions sécuritaires et de banques libanaises, de sites d'information et d'autres sites, au Liban et à l'étranger". Une troisième personne, dont l'identité n'a pas été révélée, est également poursuivie.
Le juge Abou Ghida doit également décider de la relaxe de l'acteur, arrêté en novembre dernier. L'avocat de M.Itani, Saliba Hajj, a indiqué dans la journée que cette décision sera prise mardi ou mercredi.
Suzanne el-Hajj avait perdu son poste à la suite du retweet d’un message ironique sur les femmes en Arabie saoudite. Un certain Ziad Itani avait diffusé la capture d’écran de son retweet et, selon les informations qui ont fuité durant le week-end dernier, la fonctionnaire aurait monté l’affaire pour se venger, mais se serait trompée de victime en raison de l’homonymie.


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