Gaieté et bonne humeur à ce dîner informel. Assis : Mona Saliba, Camille Salamé, George Ghanem, Marcel Ghanem, Asma Andraos, Ruba el-Asmar. Debout : Tarek Karam, Christine Choueiri, Ziad Doueiri, Saad Hariri et Adel Karam, Diamand Bou Abboud, Lynn Tehini et Olina el-Hajj. Photo Ammar Abd Rabbo
Après avoir sillonné le monde, Paris et Los Angeles, côtoyé et même affronté les grands noms du cinéma mondial, l’équipe de L’Insulte est rentrée au pays recevoir les honneurs qui lui sont dus. Après les nombreuses accusations (ridicules) portées contre le réalisateur, les différentes nominations, à leur tête les Oscars, et les prix récoltés ont essuyé d’un revers de la main les insultes qui ont éclipsé le réel discours véhiculé par le film et le talent du réalisateur et des acteurs.
Ainsi, vendredi 9 mars, le Premier ministre Saad Hariri a reçu à la Maison du Centre l’équipe du film dans sa presque totalité pour rendre hommage au réalisateur, acteurs, producteurs, à leur retour de Los Angeles, où le film, comme on le sait, était en lice pour l’Oscar du meilleur film étranger.
Autour de Saad Hariri et du ministre de la Culture Ghattas Khoury, se sont retrouvés, le temps d’un dîner, le réalisateur Ziad Doueiri, les acteurs Christine Choueiri, Diamand Bou Abboud, Adel Karam et Camille Salamé, les producteurs et distributeurs du film, Carlo Vincenti et son épouse, ainsi que des personnalités médiatiques parmi lesquelles Marcel Ghanem, George Ghanem et Mona Saliba. Antoun Sehnaoui était absent, encore aux États-Unis (il était représenté par Asma Andraos), ainsi que Joëlle Touma, la scénariste, restée à Paris, Frédéric Domont et Rita Hayek.
Lors d’allocutions informelles, le Premier ministre a remercié l’équipe du film pour avoir porté loin et haut les couleurs du Liban, tout en revenant sur les difficultés qu’a connues le film. De son côté, Ziad Doueiri a remercié les instances qui ont choisi son film pour représenter le Liban aux Oscars, et surtout Antoun Sehnaoui pour son soutien « sans faille » à ce projet depuis le début de l’aventure. Enfin, il a rendu un hommage appuyé à la mémoire de feu Rafic Hariri, en révélant qu’une partie de ses études de cinéma avait été financée il y a une trentaine d’années par la Fondation Hariri. À cette évocation, l’émotion de Saad Hariri était visible et spontanée.
Pour l’anecdote, Adel Karam avait ramené une statuette d’Oscar, achetée à Hollywood, et qui porte, comme il l’a souligné, la mention Best Friend Award. « Nous n’avons pas eu l’Oscar, mais je peux vous offrir cette récompense », a-t-il plaisanté.

