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Culture

« Voilà comment je me défends, avec l’art pour seule arme »

Exposition

Pour sa seconde exposition, « Tales » * (Hakaya), Michel Maaiki avoue avoir écrit ses toiles plus que les avoir peintes.

Danny MALLAT | OLJ
10/03/2018

« Mon geste pictural n’est jamais gratuit, affirme d’emblée Michel Maaiki. En ma qualité d’artiste, je suis dans l’obligation de prendre position et de me pencher sur les tourbillons de la vie ». Situé entre le grave et le ludique, l’univers du journaliste chevronné et peintre autodidacte est autant marqué par les pérégrinations de l’être humain dans un monde en perpétuel tourment que préoccupé de recherches plastiques. Pour lui, l’homme naît toujours avec un talent qu’il se doit de développer et de partager, sans oublier les réminiscences de l’enfance et le vécu en tant qu’homme sur cette Terre.

Balade céleste
Qu’il s’agisse de couleurs ou de formes, de culturel ou d’histoire, ses œuvres ont d’abord pour objet la quête de l’émotion et la recherche du vécu. Son champ est vaste et ses sujets semblent illimités. « Nous sommes ces clowns-là, semble-t-il dire, avec leur autodérision et leur regard triste, face à un monde qui se désintègre et dont on n’arrive pas à dévier la trajectoire. » Et quand les peuples subissent un exode au pas lent et désespéré, quand l’être se demande où se situe vraiment le néant, en lui ou dans cet espace qu’il n’arrive plus à combler de rires, Michel Maaiki vient éclabousser sa douleur et ses angoisses de couleurs criardes et de formes suggestives. Tout ce qui véhicule une réflexion l’intéresse, n’est-il pas d’abord un homme d’esprit et de réflexion avant de se muter en peintre autodidacte mais heureux ? Ses toiles marquées au couteau, avec l’air de dire : « Voilà comment je me défends, avec l’art pour seule arme », sont définies par une géométrie déstructurée, mais néanmoins maîtrisée et par un insolite mariage de couleurs dansantes. « Mon œuvre à tendance abstraite le devient moins quand on essaye de pénétrer la toile. Mes personnages se profilent au regard du spectateur, lui chuchotent une histoire et le laissent dans la réflexion. Comme disait Kant : “La couleur a son propre langage” ; elle est mon langage à moi, pour atteindre l’inaccessible. »

Galerie Exode
Rue Accaoui, Achrafieh
Jusqu’au 13 mars 2018.


Pour mémoire

« J’avais envie de croquer cet arc-en-ciel avec mes dents... »

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Wlek Sanferlou

Super couleurs et intuitions...

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