L'armée syrienne a coupé en deux l'enclave rebelle de la Ghouta orientale près de Damas, a déclaré jeudi un commandant de forces alliées au régime du président Bachar el-Assad.
Son compte rendu, fourni sous le sceau de l'anonymat parce qu'il n'est pas autorisé à parler à la presse, a confirmé une information donnée mercredi soir par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), organisation basée à Londres.
Les forces gouvernementales n'ont pas effectivement opéré la jonction, a dit le commandant pro-Assad, mais elles ont pris position, à distance de feu, le long d'une étroite bande de territoire reliant le nord et le sud de la Ghouta, empêchant de facto les insurgés de l'emprunter.
D'un point de vue militaire, le dernier bastion majeur des rebelles près de Damas est donc bien coupé en deux, a-t-il insisté.
Wael Alwan, un porte-parole du groupe rebelle Failak al Rahman s'exprimant d'Istanbul, a contesté cette interprétation, tandis qu'un combattant d'un autre groupe insurgé, Jaich al Islam, a parlé de combats acharnés et d'une évolution de la situation "difficile à prédire".
Les rebelles disent recourir de plus en plus aux tactiques de guérilla derrière les lignes ennemies plutôt que d'essayer de résister à la politique de la "terre brûlée" employée par les forces pro-gouvernementales.
Culminant une offensive entamée mi-février, la télévision publique syrienne a annoncé mercredi que des unités de l'armée syrienne avaient lancé l'assaut contre les défenses rebelles dans Mesraba, ville située dans la partie ouest de l'enclave.
Autour de 400.000 civils vivent dans la Ghouta orientale dans des conditions que les organisations d'aide humanitaire et les Nations unies jugent dramatiques.
Selon l'OSDH, les bombardements ont fait 898 morts parmi la population civile depuis 18 jours, dont 91 pendant la seule journée de mercredi. A la violence des combats s'ajoutent pour les habitants les souffrances liées à la pénurie de nourriture et de médicaments, qui se faisait déjà cruellement ressentir avant le début de l'offensive.
Un convoi d'aide humanitaire que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) prévoyait d'acheminer jeudi n'a pas pu atteindre l'enclave, a dit à Genève la porte-parole du CICR, Iolanda Jaquemet.
Lundi, un convoi avait pu y entrer, mais sans une partie du matériel médical, il n'avait pu livrer qu'une partie de son chargement en raison des bombardements incessants.
La Russie, qui soutient politiquement et militairement Damas, a proposé aux rebelles, assiégés et bombardés, un sauf-conduit pour quitter la zone avec leurs familles et leurs armes.
Le ministère russe de la Défense a affirmé mercredi que certains rebelles étaient disposés à accepter cette offre. Jusqu'à présent, tous les insurgés ont dit publiquement vouloir défendre le territoire sous leur contrôle.
Son compte rendu, fourni sous le sceau de l'anonymat parce qu'il n'est pas autorisé à parler à la presse, a confirmé une information donnée mercredi soir par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), organisation basée à Londres.
Les forces gouvernementales n'ont pas effectivement opéré la jonction, a dit le commandant pro-Assad, mais elles ont pris position, à distance de feu, le long d'une étroite bande de territoire reliant le nord et le sud de la Ghouta, empêchant de facto les insurgés de l'emprunter.
D'un point de vue militaire, le dernier bastion majeur des rebelles près de Damas est donc bien coupé en deux, a-t-il...


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