L’ex-directeur de la Sûreté générale et candidat aux législatives de mai 2018, Jamil Sayyed. Photo d’archives/AFP
L’ancien directeur général de la Sûreté générale Jamil Sayyed, candidat sur la liste parrainée par le Hezbollah à Baalbeck-Hermel, a tenu une conférence de presse hier à Beyrouth, dans laquelle il a appelé les habitants de cette région à « rester fidèles au sang et aux martyrs ». Précisant que ses alliances ont été nouées « sur fond de convictions réciproques », il a affirmé « avoir présenté sa candidature en tant qu’indépendant sur la liste de Baalbeck-Hermel ». « Je ne serai pas membre d’un quelconque bloc parlementaire qui naîtra de ces élections, mais cela ne signifie pas que je serai neutre, parce que ce qui me lie (à mes alliés) est une stratégie constante en laquelle nous avons toujours cru », a-t-il poursuivi.
Pour Jamil Sayyed, « une armée forte est une nécessité », même s’il estime qu’« il est interdit (à l’armée libanaise), par les Américains et les Européens, de posséder des armes qui créeraient un équilibre des forces avec Israël ». Il a souligné « la nécessité d’une complémentarité entre l’armée et la Résistance ».
Le général à la retraite a affirmé « avoir conseillé au président de la République Michel Aoun, qui a l’intention de faire émerger un État fort, de contrôler la sécurité et la justice, cette dernière lui permettant de demander des comptes, et de contrôler ainsi le pays ».
Jamil Sayyed s’est attaqué à la corruption, estimant qu’il s’agit « de l’ennemi numéro deux, après Israël, le surpassant même ». Et de s’expliquer : « Israël agresse le Liban tous les dix ans, causant des dégâts à trois milliards de dollars. La corruption nous coûte tous les ans trois milliards. »
À ses électeurs de Baalbeck-Hermel, le candidat a assuré qu’il n’est « pas étranger à cette région où (il) a travaillé dans les services secrets durant quinze ans ». « Vous entretenez une relation difficile avec l’État, qui ne se souvient de votre existence que pour effectuer des perquisitions et délivrer des mandats d’arrêt, a-t-il poursuivi. Cette région souffre d’une négligence historique plus que toute autre, alors qu’elle a payé le prix du sang de ses martyrs, durant toutes ces années. » L’ancien directeur de la Sûreté générale a rappelé que « 700 martyrs (de cette région) sont tombés dans la guerre contre le terrorisme ».
Sur sa propre candidature, M. Sayyed a estimé que « ce qui est considéré par d’autres comme un privilège, je le conçois comme un souci ». Il a promis qu’en cas d’élection, il travaillerait sans relâche, et que s’il ne constate aucun résultat probant dans les deux premières années de mandat, il compte revenir vers la population locale pour discuter des solutions envisageables.


en tout cas, jamil sayyed est loin d'être HYPOCRITE comme la plupart de ses supporters ! IL DÉCLARE HAUT ET CLAIR QU'IL EST AVEC UN ETAT POLICIER ! POINT, PAS DE TERGIVERSATIONS , PAS DE MENSONGES , PAS DE FAUSSE HONTE , VOILA CE QU'IL ANNONCE D'ORS ET DÉJÀ : "" avoir conseillé au président de la République Michel Aoun, qui a l’intention de faire émerger un État fort, de contrôler la sécurité et la justice, cette dernière lui permettant de demander des comptes, et de contrôler ainsi le pays "". ENCORE UNE FOIS BRAVO J SAYYED! comme lui y en pas beaucoup,qui oseraient dévoiler leur stratégie/programme futures avec autant de clarté , sans vouloir "faire croire" a ses supporters des mensonges a but electoraux !
13 h 53, le 28 février 2018