Les larmes de Lindsey Vonn… « Les JO vont me manquer », a confié hier la skieuse américaine pour sa dernière participation aux Jeux d’hiver. Vonn a dû se contenter d’une médaille de bronze en descente de ski alpin. Javier Soriano/AFP
Un podium malgré tout : la superstar américaine du ski alpin Lindsey Vonn a dit adieu à la descente olympique avec une médaille de bronze, une récompense qui a permis, en ski de fond, à la Norvégienne Marit Björgen d’établir un nouveau record de médailles aux Jeux olympiques d’hiver, hier à Pyeongchang, en Corée du Sud.
Lindsey Vonn a bien sûr plaisanté avec l’Italienne Sofia Goggia, meilleure descendeuse de la saison justement récompensée par un titre olympique. Mais l’Américaine a aussi affiché ses regrets de n’avoir pu conquérir l’or de l’épreuve reine de l’alpin dames, comme en 2010 à Vancouver. « Mon corps me fait souffrir, et je suis assez chanceuse de pouvoir encore skier et d’être sur le podium pour cette dernière aux JO en descente », a-t-elle assuré malgré tout, mais ne cachant toutefois pas ses larmes sur le podium. À 33 ans, Lindsey Vonn espérait bien sûr transcrire dans le palmarès olympique ce qu’elle a accompli en Coupe du monde (81 succès, à 5 unités du record absolu du Suédois Ingemar Stenmark). Il lui reste désormais une première pour une dernière : aujourd’hui, elle croisera enfin lors de ces Jeux celle qui pourrait lui succéder en termes d’audience auprès du grand public, sa compatriote Mikaela Shiffrin, à l’occasion du combiné. « Les JO vont me manquer », a d’ores et déjà confié Vonn, devancée par Goggia, qui devient la première Italienne sacrée en descente, et la Norvégienne Ragnhild Mowinckel.
Parallèlement, la Suissesse Lara Gut, qui a ressenti une douleur au genou gauche au cours de la descente, lors de laquelle elle a raté une porte, a renoncé à disputer le combiné, a annoncé l’équipe suisse de ski alpin. Gut s’était blessée au même genou il y a tout juste un an, lors des championnats du monde de Saint-Moritz.
Le bronze aura été la médaille historique du jour : c’est celle qui, en sprint par équipes dames de ski de fond, aura permis à la fondeuse norvégienne Marit Björgen d’établir un nouveau record de médailles aux JO d’hiver, dépassant avec 14 podiums son compatriote biathlète Ole Einar Björndalen (13 breloques). La course a été remportée par les États-Unis, devant la Suède et la Norvège donc. Björgen était arrivée en Corée du Sud avec 10 médailles. À Pyeonchang, elle a ajouté un titre en relais, une médaille d’argent au skiathlon et deux médailles de bronze au 10 km libre, et donc sur le sprint par équipes. Le palmarès olympique de Björgen se décompose désormais comme suit : 7 médailles d’or, 4 médailles d’argent et 3 médailles de bronze.
Peur au skicross
Toujours en ski de fond, la Norvège a remporté le sprint par équipes hommes (Johannes Klaebo et Martin Sundby), devant les athlètes russes sous bannière olympique et la France. C’est le 3e titre à Pyeongchang pour le prodige Klaebo, âgé de 21 ans, qui avait remporté l’épreuve de sprint mardi et le relais 4 x 10 km dimanche dernier.
Par ailleurs, la matinée a été marquée par les effrayantes chutes qui ont eu lieu en skicross et la déception du clan français, qui n’a pu placer aucun de ses représentants en finale quatre ans après le triplé des JO d’hiver de Sotchi. Après l’impressionnant vol du Français Terence Tchiknavorian, qui s’est fracturé un tibia en retombant, deux autres accidents ont semé le trouble : une collision entre l’Autrichien Christoph Wahrstoetter et le Suédois Erik Mobaerg, puis la chute terrible du Canadien Christopher Delbosco. Resté au sol sans bouger, Delbosco a été placé dans une civière et évacué, puis transféré à l’hôpital. C’est le Canadien Brady Leman qui a remporté la médaille d’or de l’épreuve, devant le Suisse Marc Bischofberger et le Russe sous bannière olympique Sergey Ridzik.
En patinage artistique, le duel attendu entre les deux adolescentes russes Evgenia Medvedeva et Alina Zagitova a bien eu lieu. Medvedeva et Zagitova, toutes deux engagées sous bannière olympique en raison de la suspension de la Russie, sont à la lutte pour le titre, qui pourrait être le premier des athlètes olympiques de Russie (OAR) aux Jeux de Pyeongchang. C’est la benjamine, Alina Zagitova (15 ans), qui a pris l’avantage avec un programme court crédité de 82,92 points. Avec 81,61 points, la double championne du monde Evgenia Medvedeva, âgée elle de 18 ans, devra produire un programme libre de très haut niveau aujourd’hui si elle veut prendre le dessus. Les deux jeunes femmes ont battu l’ancien record du monde du programme court, ce qui témoigne du niveau affiché hier.
Source : AFP
Curleur dopé : la Russie espère la clémence du CIO
Pavel Kolobkov, le ministre russe des Sports, a espéré hier que l’affaire du curleur dopé au meldonium à Pyeongchang, Alexander Krushelnitsky (médaillé de bronze dans l’épreuve de curling mixte), n’influencerait pas la décision du Comité international olympique (CIO) sur un éventuel retour de la Russie dans le giron olympique. « Il est clair que cette situation est très désagréable. J’espère qu’elle n’influencera pas la décision du CIO, samedi, sur le retour du Comité olympique russe au sein de la famille olympique », a affirmé le ministre Kolobkov. « J’espère que le CIO prendra en considération que cela s’est produit fortuitement, qu’il n’y a eu aucune préméditation », a-t-il poursuivi.
Les malheurs d’Elise Christie, la « maudite », en short-track
La rage ! En six courses de short-track aux Jeux olympiques, la patineuse de vitesse britannique Elise Christie n’a pas réussi à remporter la moindre médaille, malgré son statut de favorite... Une véritable « malédiction » pour « l’athlète olympique britannique la plus malchanceuse », comme la surnomment désormais les médias anglo-saxons. Christie n’est pourtant pas la première venue : détentrice du record du monde du 500 m et triple championne du monde, elle était l’une des rares chances de médailles britanniques en arrivant aux Jeux de Pyeongchang. Mais la jeune femme de 27 ans n’était plus que l’ombre d’elle-même mardi, brisée après avoir été, une nouvelle fois, disqualifiée sur le 1 000 m. Car ce scénario cruel n’est pas son premier mauvais film. Il y a quatre ans à Sotchi, elle n’avait pas pu faire une course sans être disqualifiée, sur le 500 m, le 1 000 m et le 1 500 m. Et là, sans plus de réussite en Corée du Sud, le sort semble s’acharner sur elle. Du coup, les Britanniques se sont pris de sympathie pour l’Écossaise, baptisée la « maudite » par le tabloïd The Sun.


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