Le « pire est devant nous » en Syrie, a estimé hier le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, qui se rendra « dans les prochains jours » à Moscou et à Téhéran pour parler de la situation dans le pays ravagé par près de sept ans de conflit. « La situation en Syrie se dégrade considérablement, c’est vrai qu’à mon sens, le pire est devant nous et que s’il n’y a pas d’élément nouveau, nous allons vers un cataclysme humanitaire », a-t-il dit à l’Assemblée nationale.
« Cela est dû au fait que le processus politique est bloqué, que derrière le combat contre Daech (...) la guerre civile se poursuit, elle se poursuit dans la Ghouta orientale, dans la zone d’Idlib », a-t-il souligné. « Elle s’est en plus aggravée du fait d’une dimension désormais régionale : l’incursion des Turcs dans la zone de Afrine, l’incursion iranienne au-dessus du territoire israélien. Tous les éléments sont réunis pour une aggravation de la situation. »
La France estime « indispensable que le Conseil de sécurité puisse permettre dès à présent une trêve humanitaire qui évite les risques les plus lourds » et juge nécessaire la reprise des négociations de Genève sous l’égide de l’ONU.
Moyen Orient et Monde
Le « pire est devant nous » en Syrie, prévient Le Drian
OLJ / le 21 février 2018 à 00h00

