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Un chef de l'opposition sur la liste des terroristes en Egypte

Un tribunal égyptien a placé mardi l'ancien candidat à la présidentielle égyptienne Abdel Moneim Aboul Fotouh sur la liste des terroristes du pays, a rapporté l'agence officielle Mena, arrêté la semaine dernière pour ses liens supposés avec les Frères musulmans.

Les noms d'une quinzaine d'autres individus accusés par le parquet d'avoir rejoint une organisation illégale dont "le but est de nuire aux intérêts de l'Etat" figurent également sur la liste.  Les personnes visées sont soumises à un gel de leurs actifs et privées de leur liberté de voyager. Elles ont 60 jours pour faire appel de la décision.

L'avocat d'Abdel Moneim Aboul Fotouh a dit à Reuters qu'il n'avait pas encore été averti de cette décision mais qu'il pourrait facilement faire appel.  "Il est évident qu'il y a une sorte d'obstination à mettre en cause les personnalités politiques pour toutes les intimider, même pour celles qui ne font que donner leur avis", a déclaré Abderrahman Haridy.

Abdel Moneim Aboul Fotouh, 67 ans, a été interpellé, ainsi que plusieurs cadres de son parti "Pour une Egypte forte", au lendemain de son retour de Londres où il avait critiqué vertement le président Abdel Fattah al-Sissi.

Tous les principaux concurrents du président Sissi, qui brigue un second mandat, se sont retirés de la campagne électorale en condamnant des agissements visant à assurer au président sortant une victoire facile. Les autorités assurent que le scrutin sera équitable.

Un tribunal égyptien a placé mardi l'ancien candidat à la présidentielle égyptienne Abdel Moneim Aboul Fotouh sur la liste des terroristes du pays, a rapporté l'agence officielle Mena, arrêté la semaine dernière pour ses liens supposés avec les Frères musulmans. Les noms d'une quinzaine d'autres individus accusés par le parquet d'avoir rejoint une organisation illégale dont "le but est de nuire aux intérêts de l'Etat" figurent également sur la liste.  Les personnes visées sont soumises à un gel de leurs actifs et privées de leur liberté de voyager. Elles ont 60 jours pour faire appel de la décision. L'avocat d'Abdel Moneim Aboul Fotouh a dit à Reuters qu'il n'avait pas encore été averti de cette décision mais qu'il pourrait facilement faire appel.  "Il est évident qu'il y a une sorte...