La Saint-Valentin, longtemps interdite dans l’Arabie saoudite ultraconservatrice, peut désormais être considérée comme un « événement social positif », a estimé mercredi un important dignitaire religieux saoudien. Célébrer la fête des amoureux, pourquoi pas en offrant des fleurs, n’offense en rien les bonnes mœurs ou la charia (loi islamique) », a jugé Ahmad Qassim al-Ghamdi, ancien chef de la police religieuse dans la ville sainte de La Mecque. « C’est un acte de bienveillance que de s’échanger des vœux à l’occasion de fêtes occidentales(...), y compris la Saint-Valentin », a dit ce dignitaire à la télévision al-Arabiya. Mercredi, jour de la Saint-Valentin, les fleuristes de certaines villes saoudiennes, comme Djeddah, vendaient ouvertement des roses rouges ou des souvenirs à l’effigie de la fête des amoureux, sans être inquiétés par la police religieuse. On peut même offrir « des roses rouges, tant que c’est à des personnes pacifiques qui n’ont pas d’animosité ou ne sont pas en guerre avec les musulmans », a-t-il ajouté. Un tel commentaire, de la part d’un religieux saoudien, aurait été inconcevable il y a encore deux ans, lorsque la police religieuse était encore la gardienne musclée de la ségrégation des sexes et l’arbitre omniprésent de la moralité. Mais dernièrement, le royaume saoudien a initié une série de réformes tendant à un islam plus modéré, dont l’une a retiré aux policiers religieux leur pouvoir de police.
Moyen Orient et Monde - Arabie Saoudite
Un dignitaire religieux ne voit rien de mal dans la Saint-Valentin
OLJ / le 16 février 2018 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine