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Une milice irakienne appuyée par l'Iran sauve des combattants syriens soutenus par les Etats-Unis

AFP
13/02/2018

Des miliciens irakiens soutenus par l'Iran ont sauvé des combattants syriens appuyés par les États-Unis qui étaient attaqués par des jihadistes du groupe Etat Islamique (EI), a affirmé mardi à l'AFP un de leurs commandants.

Le commandant en second du groupe Liwa al-Toufouf, composante du Hachd al-Chaabi, coalition paramilitaire hétéroclite dominée par des milices chiites irakiennes patronnées par l'Iran, a indiqué que ses hommes avaient réussi, avec l'aide des gardes-frontières irakiens, à briser le siège imposé par l'EI sur une position où se trouvaient 11 combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS).

Armées et soutenues par les États-Unis, les FDS sont une coalition de combattants kurdes et arabes syriens qui ont chassé l'EI du nord-est de la Syrie, notamment de la ville de Raqqa et d'une grande partie de la province de Deir ez-Zor.

Selon le commandant Ahmad Nasrallah, les membres des FDS "étaient à 500 m (des miliciens de Liwa al-Toufouf) de l'autre côté de la frontière". "Quand ils ont été attaqués par Daech, nous sommes entrés en contact avec leur chef et lui avons proposé de venir avec ses hommes de notre côté avec leurs armes. C'est ce qu'ils ont fait", a-t-il raconté.

Le groupe Liwa al-Toufouf a en outre publié un communiqué pour dire qu'il "avait secouru dimanche dans l'ouest de la province d'al-Anbar onze soldats des FDS, qui ont trouvé refuge dans une position du Hachd en Irak après avoir fui les gangs terroristes de Daech (acronyme arabe de l'EI) à la frontière des deux pays", dans une zone désertique.

Interrogé par l'AFP sur le paradoxe qu'une organisation jugée proche de l'Iran sauve des membres d'un groupe proche des États-Unis, le commandant Nasrallah a répondu: "Daech est l'ennemi de tous. Nous avons un ennemi commun et l'ennemi de mon ennemi est mon ami. Les soldats des FDS sont restés 12 heures avec nous puis ont regagné leur position".

Les relations entre Téhéran et Washington sont exécrables et la question de l'influence de l'Iran sur le Hachd revient régulièrement dans la bouche des dirigeants américains.
En décembre, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson avait appelé "les milices iraniennes" à "rentrer chez elles", en allusion au Hachd. Ce dernier avait répondu qu'ils étaient Irakiens et que c'était aux Américains de rentrer chez eux.

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