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Sport

En biathlon, Fourcade avait le vent en poupe

Jeux olympiques d’hiver

Les mauvaises conditions climatiques repoussent encore le début des épreuves de ski alpin.

OLJ
13/02/2018 | 00h00

Martin Fourcade en or ! Le roi du biathlon a maîtrisé les éléments hier pour remporter la poursuite, lors de la 3e journée des Jeux olympiques d’hiver qui a encore été perturbée par les conditions climatiques, au point de voir encore repoussés les débuts du ski alpin.
L’heure de la revanche avait sonné pour Fourcade, blessé dans son orgueil dimanche avec sa décevante 8e place en sprint. Le voici désormais à la hauteur de Jean-Claude Killy, icône française des Jeux de Grenoble 1968 avec son grand chelem alpin (slalom, descente, slalom géant). Un demi-siècle pour égaler une légende et peut-être trois jours avant de lui passer devant. Car Fourcade est encore engagé dans quatre épreuves, dont deux où il sera le grand favori (l’individuel et la mass start) et deux par équipes (relais messieurs et mixte). Chez les dames, l’Allemande Laura Dahlmeier est en train de devenir le « Fourcade féminin ». Même mieux que son compère masculin : elle a réussi le doublé, en remportant la poursuite deux jours après le sprint.

S’adapter aux éléments
Mais, l’autre patron du jour, c’était le vent. Car les bourrasques ont mis à mal l’organisation huilée des jeux, hier encore. D’abord, en repoussant une nouvelle fois l’entrée en lice du sport roi des JO d’hiver, le ski alpin : après la descente masculine dimanche, c’est le slalom géant qui a fait les frais de rafales ayant parfois atteint les 100 km/h. Cela promet jeudi une journée monumentale, qui verra les deux manches du slalom géant dames entourer la descente masculine. Ensuite, en transformant en quasi-loterie l’épreuve de snowboard slopestyle dames. « Je ne pense pas qu’il s’agissait d’une compétition juste et je suis un peu déçue que l’organisation ait maintenu le programme. En ce qui me concerne, je ne pense pas que c’était une bonne publicité pour le snowboard féminin », a ainsi lâché l’Autrichienne Anna Gasser, championne du monde 2017, seulement 15e hier. Le titre est revenu à l’Américaine Jamie Anderson, déjà sacrée à Sotchi en 2014.
« La FIS se donne toujours pour objectif que les athlètes puissent réussir leurs meilleures performances, ce qui, selon certaines concurrentes, n’était pas le cas aujourd’hui. Mais la nature des sports d’extérieur implique aussi de s’adapter aux éléments », a rétorqué la Fédération internationale de ski (FIS). Tout cela sera donc à vérifier aujourd’hui, avec le combiné messieurs de ski alpin. Enfin, si la météo le permet. La France y possédera de belles chances de médailles, avec Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet qui ont remporté les deux seuls combinés de la saison. Mais, en face, se dressera l’appétit féroce de l’Autrichien Marcel Hirscher, meilleur skieur du monde depuis six ans.
Entre-temps, hier aussi, la Norvégienne Maren Lundby a été sacrée championne olympique de saut à skis à l’issue d’un concours serré. Elle a devancé l’Allemande Katharina Althaus, qui a décroché l’argent. De son côté, le Canadien Mikaël Kingsbury, grand favori de l’épreuve de ski sur bosses ou freestyle, a été sacré devant l’Australien Matt Graham et le Japonais Daichi Hara. Kingsbury, n° 1 mondial, n’a pas tremblé, et, avec un score de 86,63 points, a empoché son premier titre olympique. Il avait obtenu l’argent en 2014 à Sotchi. À 25 ans, Kingsbury obtient donc le seul titre qui lui manquait. Il survole depuis quatre ans la discipline, avec six des sept dernières éditions de la Coupe du monde de ski freestyle en poche et deux titres mondiaux (2013 et 2015). En patinage de vitesse, Ireen Wust a remporté son cinquième titre olympique grâce à sa victoire sur le 1 500 mètres, devenant du même coup la sportive néerlandaise la plus titrée sous les anneaux. La Batave s’est imposée devant la Japonaise Miho Takagi et sa compatriote Marrit Leenstra. Grâce à cette nouvelle médaille d’or, Wust dépasse ainsi Fanny Blankers-Coen, légende néerlandaise de l’athlétisme. Au total, Wust cumule à présent 10 médailles olympiques.

Bach en Corée du Nord après les JO
Sur un plan non sportif, le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, se rendra en Corée du Nord après les jeux, à une date qui reste à fixer, a indiqué hier un porte-parole du CIO. Cette visite en Corée du Nord « était prévue » dans l’accord signé le 20 janvier entre le CIO et les deux Corées, qui a entériné la participation de sportifs nord-coréens aux JO de Pyeongchang, a ajouté le porte-parole. Qualifiés de jeux « historiques » par M. Bach, les JO de Pyeongchang sont placés sous le signe de la paix et du rapprochement entre les deux Corées. Toutefois, dans un entretien accordé hier à l’AFP, à Pyeongchang, Thomas Bach a souligné que « le sport ne peut pas créer la paix, mais le sport peut bâtir des ponts, ouvrir des portes. (…) Pour ce qui est du reste, c’est aux responsables politiques d’agir, c’est de leur ressort (…) ».

Source : AFP

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