Une délégation de journalistes, licenciés du quotidien al-Hayat et de la revue Laha, a rendu visite hier au ministre de l’Information, Melhem Riachi. Elle était accompagnée de l’avocat Akram Azouri et du président de l’ordre des journalistes, Élias Aoun. L’entretien a porté sur les indemnisations de ces journalistes qui risquent de ne pas bénéficier de dédommagements payés dans le cadre de licenciements jugés abusifs, leurs employeurs ayant présenté, selon la loi en vigueur, des documents au ministère du Travail faisant état de difficultés financières.
C’est ce qu’a expliqué à L’Orient-Le Jour Me Azouri. L’avocat, qui était en charge l’année dernière du dossier des journalistes d’an-Nahar, planche actuellement dans le cadre des licenciements dans les milieux de la presse sur deux dossiers, celui des 102 journalistes d’al-Hayat et de Laha, et celui des 50 journalistes d’al-Balad et d’al-Wasseet. « Le licenciement économique prive les journalistes de leurs droits. Car une fois le ministère du Travail et les tribunaux prévenus, ils sont cléments avec les entreprises. Or, il faut se rappeler que, de tout temps, de nombreux journaux et chaînes de télévision au Liban ont été déficitaires, leur argent provenant de sources extérieures. Et, malgré cela, ils n’ont licencié personne au fil des ans. C’est pour cela qu’il faut empêcher les propriétaires des médias d’utiliser le prétexte économique pour licencier leur personnel », a ajouté M. Azouri.
Samedi, une réunion entre Akram Azouri, les journalistes licenciés et les membres du conseil de l’ordre des journalistes se tiendra au siège de l’ordre à Hazmieh. Elle sera suivie d’une conférence de presse.
Liban - Social
Les journalistes licenciés d’« al-Hayat » et de « Laha » chez Riachi
OLJ / le 07 février 2018 à 00h00


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