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Culture

Littérature

Julie Wolkenstein, prix des Deux Magots
La romancière Julie Wolkenstein a reçu hier le prix des Deux Magots pour Les vacances (P.O.L.), roman vif et léger sur les traces de la comtesse de Ségur et d’un film disparu d’Éric Rohmer.
La romancière âgée de 49 ans, finaliste l’an dernier du grand prix du roman de l’Académie française, était en lice face à trois autres auteurs. Elle a été choisie par 7 voix contre 3 à Alice Ferney (Les Bourgeois, Actes Sud) et 2 à Jean-Baptiste Andrea (Ma reine, L’Iconoclaste). Le prix des Deux Magots est doté de 7 700 euros.
Roman puzzle, Les vacances nous font suivre la quête d’une spécialiste de la comtesse de Ségur, Sophie Bogodoritsk, prof de fac à la retraite, et d’un étudiant en cinéma, Paul de Fréneuse, pour retrouver le premier long métrage de Rohmer, Les petites filles modèles, tourné en 1952 en Normandie, jamais sorti au cinéma, ni même vu, et considéré comme disparu.
Sophie ? Paul ? Prof de littérature comparée à l’université de Caen, Julie Wolkenstein n’a pas choisi le nom de ses personnages par hasard. Sophie on la retrouve évidemment dans Les malheurs de Sophie, premier volet de la célèbre trilogie qui comprend Les petites filles modèles et s’achève avec Les vacances, le titre également choisi par Julie Wolkenstein. Dans les livres de la comtesse de Ségur, Sophie et Paul sont cousins.
La Sophie de Julie Wolkenstein n’a vu aucun film de Rohmer (sauf Pauline à la plage), Paul n’a lu aucun livre de la comtesse de Ségur. D’abord concurrents, ces deux-là, qu’une génération sépare, vont s’entendre au fil de leur pérégrination comme larrons en foire. On fume pas mal, on boit beaucoup, on se déhanche en écoutant sur Radio Nostalgie des airs des années 1980. Les intellos ne ressemblent plus – et c’est tant mieux – à ceux qu’ils étaient.
Paul et Sophie cherchent aussi beaucoup, s’égarent parfois. Les vacances peut se lire comme un « road-movie » en Normandie. On croisera sur la route Robert Badinter, avocat de Joseph Kéké, étudiant béninois qui produisit le film de Rohmer. Ce Joseph Kéké, accusé d’avoir cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse, deviendra ministre de la Justice de son pays natal, nous apprend Julie Wolkenstein.
À la fin de son récit Julie Wolkenstein, fille de l’académicien et critique littéraire du Monde, Bertrand Poirot-Delpech (disparu en 2006), prévient ses lecteurs que « tout ce qu’elle raconte sur Les petites filles modèles d’Éric Rohmer est documenté et vérifié sauf, évidemment, ce qui est inventé.
L’an dernier, le prix des Deux Magots avait été décerné à Kéthévane Davrichewy pour L’autre Joseph (Sabine Wespieser).

Source : AFP

Julie Wolkenstein, prix des Deux MagotsLa romancière Julie Wolkenstein a reçu hier le prix des Deux Magots pour Les vacances (P.O.L.), roman vif et léger sur les traces de la comtesse de Ségur et d’un film disparu d’Éric Rohmer.La romancière âgée de 49 ans, finaliste l’an dernier du grand prix du roman de l’Académie française, était en lice face à trois autres auteurs. Elle a été choisie par 7 voix contre 3 à Alice Ferney (Les Bourgeois, Actes Sud) et 2 à Jean-Baptiste Andrea (Ma reine, L’Iconoclaste). Le prix des Deux Magots est doté de 7 700 euros.Roman puzzle, Les vacances nous font suivre la quête d’une spécialiste de la comtesse de Ségur, Sophie Bogodoritsk, prof de fac à la retraite, et d’un étudiant en cinéma, Paul de Fréneuse, pour retrouver le premier long métrage de Rohmer, Les...
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