Des joueurs de futsal s’entraînant à Villeneuve-la-Garenne, près de Paris, en France. L’Euro de futsal débute aujourd’hui en Slovénie, et pourrait révéler de nouveaux Neymar, Xavi ou encore Mohammad Salah. Christophe Simon/AFP
L’Euro de futsal, qui débute aujourd’hui en Slovénie, va-t-il révéler les nouveaux Neymar, Xavi ou encore Mohammad Salah ? À l’instar de ces grands noms, cette discipline, très formatrice sur le plan technique, peut être un tremplin pour briller sur les terrains de football traditionnel.
Au Brésil, le futebol de salão (football de salon, en portugais), pratique inventée dans les années 1930 en Uruguay, représente plus qu’un laboratoire de talents : il s’agit d’une des disciplines les plus populaires dans le pays du sport roi. Et pour cause, c’est sur ces terrains de handball où deux équipes de cinq s’affrontent à coups de « petits ponts », « elasticos » et autres « coups du sombrero » que les derniers magiciens de la Seleção ont perfectionné leur technique balle au pied. Ronaldinho, Kaka, Robinho, Neymar ou Lucas ont tous attiré l’œil des recruteurs et des médias locaux dès leur plus jeune âge grâce à leurs exploits sur les parquets.
Mais quels sont les apports concrets de cette discipline qui permettent de doper les chances de réussite dans le foot à onze ? Tous les anciens futsaleurs son unanimes : grâce au rythme de jeu effréné et la nécessité de savoir très rapidement gérer les petits espaces, le « football de salle » leur a apporté une vision du jeu supérieure dans leur carrière à onze. « C’est un sport beaucoup plus dynamique et aujourd’hui en Europe, vous n’avez pas beaucoup d’espace, donc vous devez penser vite. Le futsal m’a aidé dans ce domaine », avait par exemple confié la star Neymar dans un entretien au site de l’UEFA, en 2014.
Du foot concentré et simplifié
De son côté, son compatriote Hulk estimait que puisque « le ballon arrive plus vite, vous devez être plus agile pour pouvoir vous projeter vers l’avant, donc ça aide beaucoup sur un terrain (de foot traditionnel) ».
Même en France, nation encore amatrice malgré son important vivier de talents, des joueurs comme Wissam Ben Yedder, aujourd’hui sous les feux des projecteurs à Séville, ont explosé au plus haut niveau grâce à cette alternative aux centres de formation classiques. « C’est une école formidable. J’ai appris à jouer dans les petits périmètres, les espaces restreints. C’est là que j’ai acquis mes qualités dans la finition et dans le dribble », a confié dans un média de la Fédération française Ben Yedder, qui a connu six sélections avec l’équipe de France de futsal avant de démarrer sa carrière dans le foot à onze à Toulouse.
À l’image de Moussa Sow (devenu champion de France 2011 avec Lille et international sénégalais dans le foot traditionnel), « nous avons eu pratiquement chaque année un joueur qui est parti de l’équipe nationale pour aller jouer dans un club pro », explique Pierre Jacky, sélectionneur de l’équipe de France de futsal. « Cela nous a fait un éclairage positif. Même si, vous vous en doutez, j’ai perdu à chaque fois mon meilleur joueur et ça a ralenti notre progression au rang mondial », ajoute-t-il. « Il faut savoir que le futsal, c’est du foot concentré et simplifié. C’est l’entrée en matière idéale par rapport au foot. Il faut tout le temps voir tout le monde, on est toujours concerné, quel que soit l’endroit où il y a le ballon », souligne encore le sélectionneur français.
Les chasseurs de pépites ont un nouveau terrain de chasse à
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Yassine KHIRI/AFP


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