Au niveau de Zouk Mosbeh, au nord de Beyrouth, une plage jonchée de déchets, le 23 janvier. Joseph Eid/AFP
Alors que les responsables politiques se renvoient la balle des déchets ménagers, peu de jours après que des ordures ont inondé plusieurs plages libanaises, c’est l’Inspection centrale qui s’empare de ce dossier pour une enquête systématique sur tout le territoire. Cette institution, présidée par le magistrat Georges Attié, a ainsi formé une commission d’inspection chargée d’enquêter sur les décharges sauvages réparties sur l’ensemble du territoire, et qui sont au nombre de mille à peu près, selon le ministère de l’Environnement.
Un communiqué de l’Inspection centrale précise que cette commission aura pour mission de collecter des informations sur les méthodes de traitement de ces décharges de la part des municipalités, ainsi que leur impact environnemental et sanitaire. Cette commission devra également établir les responsabilités qui découlent de la négligence dans le traitement de ces sites, et publier des recommandations. La durée de cette mission sera de trois mois, à la fin desquels les inspecteurs de la commission devront soumettre un rapport au président de l’Inspection centrale.
Poursuites contre Beit Chabeb
Sur un autre plan, le ministre de l’Environnement, Tarek el-Khatib, a réclamé hier à l’avocat général du Mont-Liban en charge des affaires environnementales des poursuites à l’encontre du président de la municipalité du village de Beit Chabeb (Metn), et contre X, pour pollution des fleuves et du bord de mer, rapporte la chaîne LBCI. Cette action fait suite au déversement sauvage de déchets sur le littoral du Kesrouan cette semaine, des ordures provenant, selon le ministère, de décharges sauvages le long de la vallée du Nahr el-Kalb, cette rivière qui passe entre autres dans la région de Beit Chabeb.
Tarek el-Khatib a également annoncé qu’il souhaitait régler le problème des décharges sauvages dans les régions du Chouf et de Aley, en décidant le transport des détritus vers la décharge de Costa Brava (décharge officielle, au sud de Beyrouth) afin qu’ils y soient enfouis.

