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Moyen Orient et Monde - Catalogne

Puigdemont officiellement candidat à la présidence

Carles Puigdemont quittant l’Université de Copenhague hier. Jonathan Nackstrand/AFP

La candidature de l’indépendantiste Carles Puigdemont à la présidence de la Catalogne est désormais officielle, validée hier par le chef du Parlement régional malgré de nombreux obstacles juridiques et logistiques, et l’opposition de Madrid.
Moins de trois mois après la tentative de sécession de la Catalogne, le 27 octobre, impulsée par le président destitué, la candidature de Carles Puigdemont a été confirmée par le président indépendantiste de la chambre régionale, Roger Torrent.
Lors d’une brève allocution, il a estimé qu’elle était « absolument légitime », « en dépit de la situation personnelle et judiciaire de M. Puigdemont ». Carles Puigdemont est installé en Belgique depuis le 30 octobre. S’il rentre en Espagne, il sera immédiatement placé en détention – comme son ancien vice-président – en tant qu’inculpé pour « rébellion » et « sédition ». Cette annonce intervient alors que Carles Puigdemont a quitté hier pour la première fois la Belgique, afin de participer à un colloque à Copenhague sur la Catalogne et l’Europe. Le parquet espagnol a immédiatement requis l’activation d’un mandat d’arrêt européen le visant afin de demander son arrestation à l’autorité judiciaire danoise. Mais le juge espagnol en charge de l’enquête sur l’indépendantiste catalan a rejeté cette demande, estimant que ce déplacement cherchait justement « à provoquer cette arrestation à l’étranger », dans le cadre d’une stratégie visant à se doter d’arguments pour être investi en son absence président de la Catalogne.
En Belgique, M. Puigdemont n’est pas recherché par la justice espagnole, notamment pour éviter des divergences d’interprétation entre juges belges et espagnols sur la gravité des délits qui lui sont reprochés, dont celui controversé de « rébellion ».
Réélu député régional le 21 décembre, M. Puigdemont était le seul candidat à la présidence du gouvernement catalan. Les deux principales formations séparatistes, qui disposent ensemble de 66 voix sur 135, soutiennent sa candidature. Mais celle-ci s’avère particulièrement problématique.
Si le président destitué par Madrid reste à l’étranger, il devra être investi à distance, ce que les services juridiques du Parlement catalan ont déjà jugé contraire au règlement de l’institution. Et s’il rentre, le parquet général en Espagne a averti que son immunité parlementaire n’empêcherait pas son arrestation.
Dans le cas où les élus indépendantistes arrivaient à l’élire en son absence, le gouvernement central et l’opposition feront tout pour bloquer sa prise de fonction en saisissant la justice.
Par ailleurs, un retour surprise en Espagne de M. Puigdemont n’est pas complètement exclu même s’il y serait très certainement arrêté, a déclaré samedi son avocat en Espagne.

Source : AFP

La candidature de l’indépendantiste Carles Puigdemont à la présidence de la Catalogne est désormais officielle, validée hier par le chef du Parlement régional malgré de nombreux obstacles juridiques et logistiques, et l’opposition de Madrid.Moins de trois mois après la tentative de sécession de la Catalogne, le 27 octobre, impulsée par le président destitué, la candidature de Carles Puigdemont a été confirmée par le président indépendantiste de la chambre régionale, Roger Torrent.Lors d’une brève allocution, il a estimé qu’elle était « absolument légitime », « en dépit de la situation personnelle et judiciaire de M. Puigdemont ». Carles Puigdemont est installé en Belgique depuis le 30 octobre. S’il rentre en Espagne, il sera immédiatement placé en détention – comme son ancien...
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