Au moins 21 cas de suffocation, dont des enfants, ont été rapportés hier en Syrie dans une ville de la Ghouta orientale, enclave rebelle assiégée à l’est de Damas, une ONG accusant le régime d’avoir mené une nouvelle attaque chimique. « Après des tirs de roquettes menés par les forces du régime sur le secteur ouest de la ville de Douma, une fumée blanche s’est répandue, causant 21 cas de suffocation », a annoncé hier l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Dans un hôpital de Douma, des bébés emmitouflés dans des couvertures, portés par un grand frère ou un parent, respirent dans des masques à oxygène, certains en pleurs, a constaté un correspondant de l’AFP. « Des habitants et des sources médicales évoquent les effets du gaz de chlore, mais l’OSDH ne peut pas confirmer », a précisé à l’AFP le directeur de l’ONG, Rami Abdel Rahmane. Les patients souffraient « d’irritations des voies respiratoires, de difficultés respiratoires, ils toussaient, avaient des rougissements aux yeux », selon le Dr Bassel, un responsable à l’hôpital de Douma où ils ont été transférés.
Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, le pouvoir de Bachar el-Assad a été accusé à plusieurs reprises par des enquêteurs de l’ONU d’avoir eu recours au gaz de chlore ou au gaz sarin lors d’attaques chimiques parfois meurtrières.
Moyen Orient et Monde
Le régime syrien accusé d’une nouvelle attaque chimique près de Damas
OLJ / le 23 janvier 2018 à 00h00


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