X

La Dernière

Abu, son cœur, ses « Talat Daqat » et le Liban...

Rencontre

De passage à Beyrouth, le chanteur du fameux « Talat Daqat » n’a pas caché son amour pour le Liban.

20/01/2018

Il est des chansons, comme ça, qui vont droit au cœur. Elles marquent une année, une époque et voyagent aisément, portées par une émotion sincère et une musique qui transporte. C’est le cas de Talat Daqat. Sortie à la fin de l’été, la chanson est rapidement devenue un tube panarabe, sans que le Liban n’échappe au phénomène Abu, interprète égyptien qui a vu sa vie changer en l’espace d’un tube. De passage à Beyrouth cette semaine pour participer à l’émission télévisée Celebrity Duets (MTV), le chanteur âgé de 38 ans s’est confié à L’Orient-Le Jour sur le succès de la chanson qu’il a partagée avec l’actrice égyptienne Yousra.

« Je m’attendais au succès de la chanson, mais pas autant, raconte le beau brun au large sourire. J’avais d’abord imaginé l’histoire de la chanson et j’en avais composé la musique, quand j’ai rencontré mon ami et poète Tamer Habib après un concert que j’ai donné dans la région d’el-Gouna. En moins de 5 heures, il a écrit le texte, inspiré par le paysage aquatique qu’offre cette magnifique région. Quand je suis rentré au Caire, quelques jours plus tard, j’ai enregistré la chanson en studio et insisté pour rencontrer Yousra et lui demander de chanter un couplet. Elle est tombée amoureuse de la chanson et a exaucé mon souhait. »

Sur une musique entraînante, la chanson raconte un coup de foudre sur la plage entre une jeune fille et un promeneur venu confier ses tourments à la mer. Filmé sur la plage d’el-Gouna lors du premier festival de cinéma de la région, le clip de la chanson rassemble plusieurs célébrités égyptiennes et a été visionné plus de 100 millions de fois sur le site YouTube. Talat Daqat a également été élue chanson de l’année 2017 en Égypte. « C’est l’homme d’affaires Naguib Sawiris, qui a cru en ma chanson, qui m’a proposé de financer le clip et de participer au festival qu’il parraine, poursuit Abu. On y a tourné le clip jusqu’aux premières heures du matin et Talat Daqat est devenue sans qu’on le sache la chanson officielle du festival. » Et d’ajouter : « Je pense que la raison derrière le succès de cette chanson est qu’elle a été tout simplement faite avec beaucoup d’amour. Cela se ressent dans la musique, dans les paroles, qui donnent envie de danser ou de tomber amoureux. Cette chanson est romantique et simple à la fois ; cela touche les gens, quelles que soient leurs origines. »






Un fan de Fayrouz
Abu, passionné de Fayrouz, Abdel Halim Hafez, Sayyed Makkaoui et Bob Dylan, se remémore surtout des débuts hésitants dans le monde de la musique. « J’ai toujours chanté dans une chorale, mais ce qui me passionnait le plus, c’était l’écriture et la composition », raconte Abu, qui porte ce surnom depuis son enfance comme diminutif de Mohammad Abou el-Inayn. « Ce n’est qu’en 2013 que j’ai vraiment chanté pour la première fois lors d’une émission de télévision. J’ai ensuite fait un duo avec Ahmad Adaouia et sorti le titre Ahwak, reprise du titre de Abdel Halim Hafez, avant que Talat Daqat ne me fasse connaître davantage auprès du grand public et dans le monde arabe. Le mois prochain, je sortirai ma nouvelle chanson, Charbat, aux sonorités totalement différentes, et j’espère que le public l’aimera tout autant. »

Il ne faut en tout cas pas plus que trois battements de cœur (Talat Daqat) pour faire chavirer le cœur d’Abu, marié il y a tout juste deux mois. « Sur la plage d’el-Gouna, le coup de foudre est garanti », nous invite-t-il, au son de sa guitare, sans cacher tout l’amour qu’il porte pour le pays du Cèdre. « Ma visite au Liban était excellente, dit-il. J’adore les Libanais et on dirait qu’ils m’aiment aussi ! À chaque fois, j’essaie de trouver une raison pour revenir à Beyrouth. C’est une ville que j’adore. Une ville franche, intense, artistique et qui a du caractère. Je reviendrai. »

À la une

Retour à la page "La Dernière"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

L’édito de Ziyad MAKHOUL

Malraux à Beyrouth

Décryptage de Scarlett HADDAD

Législatives : Pour le Hezbollah, un bilan positif, malgré quelques couacs

Le Journal en PDF

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué