Un retour au droit de préemption devrait permettre de préserver l’identité territoriale libanaise, selon M. Abou Zeid.
Amal Abou Zeid, membre du bloc parlementaire aouniste de la Réforme et du Changement, a présenté hier à la Chambre une proposition de loi revêtue du caractère de double urgence, instituant de nouveau le droit de préemption qui permet à des personnes privées ou publiques d’acquérir en priorité un terrain adjacent au leur lorsque le propriétaire le met en vente.
M. Abou Zeid a tenu hier une conférence de presse pour exposer les motifs de sa démarche qui peut être résumée, selon ses explications, par la volonté de freiner la vente anarchique de terrains, notamment dans les régions situées en dehors des zones urbaines, qui s’exposent ainsi au risque d’une altération de leur diversité démographique et sociale.
Soulignant qu’un terrain ne peut pas être considéré comme un « bien commercial seulement », le député a longuement expliqué l’impact des ventes massives sur la marque identitaire d’une région, avant d’exposer dans le détail les multiples artifices employés pour contourner les lois et acquérir des terrains à « des fins qui ne sont pas d’utilité publique, notamment depuis que la loi accordant aux étrangers le droit de devenir propriétaires au Liban a été amendée ». Un retour au droit de préemption devrait « régulariser » une situation qui risque, selon lui, de dénaturer à la longue l’identité libanaise, « surtout, a ajouté M. Abou Zeid, en présence d’opérations d’achats méthodiques à des fins de tri géographique et démographique ».


C,EST UNE ATTEINTE A LA LIBERTE DU CHOIX ET AU DROIT DE DISPOSER COMME BON IL SEMBLE DE SA PROPRIETE EDT UNE PORTE A LA MAINMISE D,UN VOISIN MAL INTENTIONNE PAR MILLE STRATAGEMES !
10 h 00, le 18 janvier 2018