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Auto

Constructeurs et start-up rivalisent d’ingéniosité

Voitures autonomes

Foison de partenariats pour créer les technologies et la réalité de demain.

OLJ
13/01/2018

Avec la fin annoncée du moteur thermique au profit de la technologie électrique, et l'avènement des véhicules autonomes et connectés, l'industrie automobile a amorcé sa mutation. Ainsi, face à la concurrence de nombreux acteurs venus des secteurs de l'électronique et de l'informatique, constructeurs traditionnels et équipementiers multiplient les initiatives pour rester dans la course.
Mais plutôt que de rivaliser entre eux de manière stérile, beaucoup s'associent aujourd'hui pour créer ensemble les technologies et la réalité de demain. Le géant allemand Volkswagen avec la start-up californienne Aurora, Here (compagnie spécialiste de la cartographie) avec les équipementiers allemands Bosch et Continental, BlackBerry (groupe canadien de logiciels de télécommunications) avec Baidu (géant chinois du web), l'équipementier français Faurecia avec le géant du conseil Accenture, ont tous annoncé, la semaine dernière, avoir noué des partenariats pour le développement de véhicules autonomes et de solutions pour les voitures connectées. Mercredi, c'est le groupe Renault-Nissan-Mitsubishi qui a indiqué avoir lancé un fonds de capital-risque, une entité baptisée Alliance Ventures, destiné à investir dans des start-up et des partenariats axés sur les voitures électriques, autonomes et connectées.
Les assistants vocaux virtuels pour les voitures autonomes et connectées sont une des multiples solutions proposées, et la guerre fait rage, voyant principalement s'affronter sur ce marché porteur les mastodontes américains Amazon et Google. « La voix est là pour rester » en matière d'interface de communication entre l'homme et la machine, a lancé lundi Ned Curic, responsable des activités automobiles pour Alexa, l'assistant vocal d'Amazon. M. Curic présentait un partenariat, encore un, avec l'équipementier Faurecia, encore lui. Les occupants des véhicules pourront dialoguer via Alexa avec leur voiture intelligente et connectée : pour ajuster la température, choisir la musique, etc.

Viva Las Vegas !
Et quel meilleur endroit pour présenter ces innovations technologiques que le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, le Salon annuel et international de l'électronique grand public, inauguré mardi. Depuis quelques années déjà, le CES a pris des allures de Salon de l'automobile avec de nombreux constructeurs et équipementiers présents dans le Nevada, aux États-Unis. Pour cette édition 2018, la voiture autonome – vitrine des avancées en matière d'intelligence artificielle – a ainsi figuré en très bonne place. Considérée comme l'avenir de l'automobile, elle est devenue un véritable Graal.
Dimanche dernier, en amont du CES, la start-up chinoise Byton a dévoilé sa vision de l'automobile du futur, promettant de livrer une voiture « intelligente et intuitive » à un prix d'environ 45 000 dollars. Le concept, à propulsion électrique, est présenté comme un ordinateur sur roues équipé d'un salon numérique et doté d'un écran panoramique consacré aussi bien à la navigation qu'au divertissement des passagers, et même à leur santé. Byton prévoit de lancer son modèle d'ici à 2019 en Chine et d'ici à 2020 aux États-Unis et en Europe.
La Byton utilisera la reconnaissance faciale pour se déverrouiller et s'adapter au conducteur, et inclura une connexion 5G ainsi que de multiples fonctions d'intelligence artificielle. Elle aura une autonomie de plus de 500 km et sera en mesure de recharger sa batterie en 15 à 30 minutes.
Au CES même, le constructeur sud-coréen Hyundai a présenté un SUV utilisant un système de pile à hydrogène, doté des dernières innovations électroniques et pouvant se transformer en véhicule autonome, à contre-courant de l'engouement actuel du secteur pour le développement de l'électrique. Le SUV, baptisé Nexo et équipé de commandes vocales et d'intelligence artificielle, pourrait être commercialisé en Californie dès cette année, a indiqué Hyundai. Le constructeur a assuré avoir résolu plusieurs problèmes en développant le Nexo, notamment les démarrages en cas de froid extrême et la question de l'autonomie, qui passe à près de 600 km. Pour promouvoir la technologie de conduite autonome, Hyundai s'est allié avec la start-up Aurora.

Fisker vs Tesla
Toujours au CES, le constructeur Fisker – présent sur le marché de niche de la voiture électrique de luxe – a dévoilé un modèle à 129 000 dollars, dans un nouvel effort pour concurrencer Tesla. La Fisker EMotion, présentée pour la première fois, s'inscrit dans une tentative de relance de la marque créée par Henrik Fisker, ancien designer chez BMW et Aston Martin. Le véhicule, avec ses faux airs de voiture de sport, est doté de portes papillon, d'une conduite semi-automatique et d'une autonomie de 650 km sur une seule charge. La voiture, qui sera prête à la livraison d'ici à deux ans, « est une réinterprétation du futur de la berline de luxe », a expliqué Henrik Fisker. Comme Tesla, Fisker construit en parallèle un véhicule au prix plus abordable, aux alentours de 40 000 dollars.
De son côté, l'équipementier français Valeo a dévoilé un prototype de petite voiture citadine 100 % électrique, présentée comme la première à fonctionner sous basse tension (48 volts), permettant au système d'être moins coûteux et moins dangereux pour les utilisateurs que les systèmes actuels à haute tension.
« Nous voulons que l'électrique soit accessible pas seulement aux stars, mais aussi aux infirmières ou aux enseignants », a expliqué James Schwyn, un responsable de Valeo. Le groupe a développé son prototype avec une université de Shanghai. Biplace, il est capable d'atteindre 100 km/h et possède une autonomie de 100 km, suffisante pour les trajets quotidiens en zone urbaine.
Il peut en outre être rechargé sur n'importe quelle prise de courant. Pour la première fois, Valeo a conçu le moteur de la petite voiture, et pas seulement ses composants, a précisé le patron du groupe, Jacques Aschenbroich.
D'autres constructeurs et géants de l'électronique ont également présenté leurs nouveautés et créations en matière de voitures électriques, autonomes et connectées, comme Mercedes, Vanderhall Motor Works (trois roues), Nissan ou encore... Panasonic.
Côté deux-roues, le constructeur japonais Yamaha a dévoilé une moto sans conducteur, dont le principal intérêt est d'analyser la relation entre l'engin et son pilote. Lors d'une démonstration, ce concept de moto électrique, baptisé Motoroid, a montré sa capacité à rester d'aplomb alors que l'un de ses concepteurs, Kinji Asamura, essayait de le faire tomber.
« La moto fait partie du passé récent, Motoroid est l'avenir », a affirmé un porte-parole de Yamaha, John Boreland.
« Le but est de voir ce que l'on peut apprendre en connectant de manière plus efficace la moto à l'être humain », a-t-il ajouté.
Motoroid sait aussi soigner son pilote : de petites ailettes installées sur l'arrière de la selle viennent gentiment enserrer le bassin lorsque la vitesse augmente, afin de mieux garantir une bonne position et le rassurer psychologiquement.
« À un moment ou à un autre, tout cela va se fondre ensemble et vous ferez partie de la moto, qui comprendra les choses pour vous », a assuré M. Boreland en conclusion.

Source : AFP

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