Zimbabwe

Le nouveau régime est « illégal », déclare un ex-ministre de Mugabe

Un ancien ministre de l'ex-président zimbabwéen Robert Mugabe a jugé « illégal » le nouveau régime en place à Harare, dans un entretien diffusé hier par la BBC. Le nouveau chef de l'État, Emmerson Mnangagwa, et son vice-président, Constantino Chiwenga, « savent très bien qu'ils sont arrivés au pouvoir grâce aux balles, pas grâce aux urnes », a déclaré Jonathan Moyo, ancien ministre de l'Éducation supérieure et fidèle allié de M. Mugabe. Après trente-sept ans au pouvoir, le président Mugabe a remis sa démission le 21 novembre dernier, à la suite d'un coup de force de l'armée. Il a été remplacé par son ancien bras droit, M. Mnangagwa, qu'il avait démis de son poste de vice-président quelques semaines plus tôt. « L'armée s'est déployée au Zimbabwe alors que la Constitution stipule que seul le président peut la déployer », a encore déclaré M. Moyo, aujourd'hui en exil dans un pays qu'il n'a pas divulgué. « Nous avons une Constitution. Elle a été violée par un coup d'État », a-t-il ajouté. Il a également accusé le nouveau régime de ne pas vouloir tenir, comme prévu, les élections présidentielle et législatives prévues cette année.


Un ancien ministre de l'ex-président zimbabwéen Robert Mugabe a jugé « illégal » le nouveau régime en place à Harare, dans un entretien diffusé hier par la BBC. Le nouveau chef de l'État, Emmerson Mnangagwa, et son vice-président, Constantino Chiwenga, « savent très bien qu'ils sont arrivés au pouvoir grâce aux balles, pas grâce aux urnes », a déclaré Jonathan Moyo,...

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