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Sport - Rallye-Raid – Focus

Borgward, un Dakar pour renaître

Cinquante ans après être tombée aux oubliettes, la marque allemande renaît de ses cendres, entre les voitures de course de son passé et ses SUV luxueux du présent.

Le pilote péruvien de Borgward, Nicolas Fuchs, et son copilote argentin, Fernando Adrian Mussano, se sont classés 3es samedi, lors de la 1re spéciale. Un retour en fanfare sur la scène sportive automobile pour la marque allemande disparue en 1961, mais aujourd’hui ressuscitée. Née à Brême au début du XXe siècle, Borgward avait notamment aligné deux voitures aux 24 Heures du Mans en 1953. Son modèle le plus emblématique reste le coupé Isabella, une voiture haut de gamme bien connue des collectionneurs. Franck Fife/AFP

Le constructeur allemand Borgward, qui renaît cinquante ans après sa faillite, s'est engagé dans son premier Dakar au carrefour de son histoire mouvementée, entre les voitures de course de son passé et ses SUV luxueux du présent.
La marque, née à Brême au début du XXe siècle, est arrivée en catimini sur le rallye-raid, au milieu des favoris Peugeot, Toyota ou Mini, au point que ses deux pilotes ne la connaissaient quasiment pas au moment de leurs premiers échanges. C'est en feuilletant l'album familial que le pilote péruvien Nicolas Fuchs – tête d'affiche de l'écurie – a découvert que sa grand-mère en possédait une, « il y a quarante ans ». « Il y en avait peut-être trois au Pérou, c'est fou ! » rit-il. « C'est vrai que peu de gens nous connaissent, mais notre présence sur le Dakar ne doit pas être une surprise », explique Omar Afa, en charge des affaires de la marque au Pérou et qui suit la totalité du Dakar avec l'équipe. « Nous avons été une marque de voitures de course dans les années 1950 », ajoute-t-il.
Borgward, dont le modèle le plus emblématique reste le coupé Isabella, une voiture haut de gamme bien connue des collectionneurs, a notamment aligné deux voitures aux 24 Heures du Mans en 1953. Mais en 1961, la marque fait faillite et tombe aux oubliettes, jusqu'à sa résurrection en 2015, en partenariat avec le fabricant chinois de camions Beiqi Foton.

Entrée réussie
« Nous aimerions devenir une marque de luxe, mais d'une manière différente. Nous avons une autre définition du luxe. Nous voulons qu'il soit accessible », explique encore Omar Afa, précisant que les premiers SUV de Borgward, sa spécialité, seront commercialisés en Allemagne courant 2018. Sur le Dakar, c'est le BX7 qui est à l'œuvre, avec le même aspect que la voiture « normale », mais un intérieur adapté à la compétition. L'épreuve « sera une bonne banque de données pour nous, pour améliorer la performance du véhicule », poursuit-il.
L'objectif pour le constructeur, qui s'est engagé sur trois éditions (jusqu'en 2020), est simple : « C'est le premier Dakar pour Borgward, le second pour moi. Je pense que c'est important d'abord de le finir sans problème », explique le pilote Nicolas Fuchs, arrivé 12e de l'édition 2017. « C'est une marque qui revient, ce n'est pas réaliste de viser tout de suite le sommet, il faut prendre le temps de reconstruire. On construit doucement pour avoir une marque solide », affirme de son côté Erik Wevers, le pilote néerlandais du second véhicule engagé dans le rallye-raid.
Et Borgward a déjà réussi son introduction, avec la troisième place de Fuchs samedi passé, lors de la première spéciale.
Alexis HONTANG/AFP

Le constructeur allemand Borgward, qui renaît cinquante ans après sa faillite, s'est engagé dans son premier Dakar au carrefour de son histoire mouvementée, entre les voitures de course de son passé et ses SUV luxueux du présent.La marque, née à Brême au début du XXe siècle, est arrivée en catimini sur le rallye-raid, au milieu des favoris Peugeot, Toyota ou Mini, au point que ses deux pilotes ne la connaissaient quasiment pas au moment de leurs premiers échanges. C'est en feuilletant l'album familial que le pilote péruvien Nicolas Fuchs – tête d'affiche de l'écurie – a découvert que sa grand-mère en possédait une, « il y a quarante ans ». « Il y en avait peut-être trois au Pérou, c'est fou ! » rit-il. « C'est vrai que peu de gens nous connaissent, mais notre présence sur le Dakar ne doit pas être une...
commentaires (1)

Bonjour L'OLJ, pouvez nous donner des informations sur l'équipe Libanaise qui participe au Dakar? Sa sera intéressant pour vos lecteurs Libanais. Merci.

Mill Linro

12 h 51, le 09 janvier 2018

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Commentaires (1)

  • Bonjour L'OLJ, pouvez nous donner des informations sur l'équipe Libanaise qui participe au Dakar? Sa sera intéressant pour vos lecteurs Libanais. Merci.

    Mill Linro

    12 h 51, le 09 janvier 2018

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