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Moyen Orient et Monde - États-Unis

Le président US se lâche contre son ex-conseiller Bannon

Face à un livre de révélations explosives, le président américain est sur la défensive et tente d'en interdire la parution.

Donald Trump (à gauche) a accusé Steve Bannon (à droite) d’avoir « perdu la raison ». Ce à quoi l’ex-conseiller de M. Trump a répliqué qu’il soutient « sans relâche » le président américain et l’a qualifié de « grand homme ». Saul Loeb et Joe Raedle/Getty Images/Photomontage AFP

Le président américain Donald Trump était sur la défensive, hier, après les mises en cause de son ancien conseiller stratégique Steve Bannon dans un livre explosif de Michael Wolff – dont il espère faire interdire la sortie – qui détaille les dysfonctionnements de la Maison-Blanche.
Dans cet ouvrage intitulé Fire and Fury : Inside the Trump White House, dont plusieurs rédactions ont obtenu une copie avant sa mise en vente prévue mardi prochain, l'ex-conseiller dénonce sans détour l'attitude de Donald Trump Jr, le fils du président. Jugeant qu'il a commis une « trahison » en rencontrant une avocate russe durant la campagne présidentielle, il donne de facto du poids à l'enquête en cours du procureur spécial Robert Mueller sur les liens supposés entre Moscou et l'équipe Trump, qui empoisonne la jeune présidence de ce dernier.
Après la très vive réaction du président américain, qui a accusé M. Bannon – à ses côtés à la Maison-Blanche pendant six mois – d'avoir « perdu la raison », la riposte judiciaire a été lancée. L'avocat de M. Trump, Charles J. Harder, a tenté de faire interdire la publication du livre. Il a adressé un courrier à son auteur Michael Wolff, et à Steve Rubin, président de la maison d'édition Henry Holt and Co., leur demandant de « cesser immédiatement » sa distribution, évoquant, entre autres, la diffamation. Dès mercredi soir, Me Harder avait adressé une mise en demeure écrite à Steve Bannon, l'accusant d'avoir rompu un accord de confidentialité et d'avoir tenu des propos diffamatoires « à l'encontre de M. Trump et de membres de sa famille ».

Bannon soutient Trump, « un grand homme »
Fidèle à son style provocateur, M. Bannon a de son côté assuré qu'il soutenait toujours l'ancien magnat de l'immobilier. « Le président des États-Unis est un grand homme », a-t-il affirmé mercredi soir, quelques heures après le communiqué cinglant dans lequel M. Trump l'accusait d'avoir « perdu la raison ». « Je le soutiens sans relâche », a ajouté, sur Sirius XM radio, le patron du très à droite site d'informations Breitbart News. Depuis son départ de la Maison-Blanche, à l'été dernier, Steve Bannon s'est autodésigné sauveur du trumpisme, face à ce qu'il juge être un dévoiement par les républicains du sérail et les élites de Washington.
Le livre de Michael Wolff raconte en particulier combien la première année au pouvoir de Donald Trump fut marquée d'abord par une forme de « chaos » permanent. Il décrit un président fréquemment reclus dans sa chambre dès 18h30 avec un cheeseburger, les yeux rivés sur ses trois écrans de télévision, multipliant les appels à un petit groupe d'amis sur lesquels il déverse « un flot de récriminations », allant de la malhonnêteté des médias au manque de loyauté des membres de son équipe. L'exécutif américain a dénoncé avec force un livre « truffé d'affirmations fausses ou trompeuses » de la part d'individus qui n'ont ni accès à la Maison-Blanche ni de véritable influence sur cette dernière.
Hasard du calendrier ou volonté d'envoyer un signal fort à ceux qui, au sein de l'équipe Trump, seraient tentés de raconter aux journalistes les coulisses de la présidence ? La porte-parole de la Maison-Blanche a annoncé, hier, que toute personne travaillant à la Maison-Blanche ne pourrait désormais plus utiliser son téléphone portable personnel dans la West Wing, centre névralgique de l'exécutif américain. Sarah Sanders a mis en avant « la sécurité et la protection des systèmes technologiques à la Maison-Blanche » pour justifier cette décision, qui entrera en vigueur la semaine prochaine.
Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump n'a de cesse de dénoncer les fuites au sein de ses équipes. Dans le communiqué qu'il a diffusé mercredi, il déplorait notamment que Steve Bannon ait passé son temps à la Maison-Blanche « à faire fuiter de fausses informations pour se rendre plus important qu'il n'était ».

Source : AFP

Le président américain Donald Trump était sur la défensive, hier, après les mises en cause de son ancien conseiller stratégique Steve Bannon dans un livre explosif de Michael Wolff – dont il espère faire interdire la sortie – qui détaille les dysfonctionnements de la Maison-Blanche.Dans cet ouvrage intitulé Fire and Fury : Inside the Trump White House, dont plusieurs rédactions ont obtenu une copie avant sa mise en vente prévue mardi prochain, l'ex-conseiller dénonce sans détour l'attitude de Donald Trump Jr, le fils du président. Jugeant qu'il a commis une « trahison » en rencontrant une avocate russe durant la campagne présidentielle, il donne de facto du poids à l'enquête en cours du procureur spécial Robert Mueller sur les liens supposés entre Moscou et l'équipe Trump, qui empoisonne la jeune présidence...
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