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Économie

Purge en Arabie saoudite : la plupart des détenus ont accepté un accord financier

Lutte anticorruption
OLJ
06/12/2017

La plupart des personnalités arrêtées en novembre dans le cadre d'une opération anticorruption en Arabie saoudite ont accepté un arrangement financier en échange de leur libération, a déclaré mardi le procureur général.
Au total, plus de 200 personnalités influentes, dont des ministres, ex-ministres ou le prince milliardaire al-Walid ben Talal, avaient été arrêtées dans le royaume et certaines placées en détention dans un palace de la capitale saoudienne. Cette purge est intervenue après la mise en place d'une commission anticorruption présidée par le prince héritier Mohammad ben Salmane, nouvel homme fort du pays.
« La plupart des détenus qui font l'objet d'allégations de corruption de la part du comité (anticorruption) ont accepté un accord », a indiqué le procureur général dans un communiqué, ajoutant que 159 personnes étaient actuellement emprisonnées dans le cadre de cette affaire et que quelque 320 avait été interrogées. L'arrangement consiste à rembourser au Trésor saoudien des sommes dont les autorités estiment qu'elles ont été mal acquises, a dit cheikh Saoud al-Mojeb, qui avait précédemment estimé à au moins 100 milliards de dollars le montant des fonds détournés ou utilisés à des fins de corruption dans le royaume depuis plusieurs décennies. Une source proche du gouvernement avait fait état fin novembre de la libération du prince Metab ben Abdallah, fils du défunt roi Abdallah, arrêté dans le cadre de la purge. Il a été libéré après avoir payé plus d'un milliard de dollars dans le cadre d'un « accord transactionnel » avec des autorités, a indiqué l'agence Bloomberg News. Dans un entretien au New York Times publié le mois dernier, Mohammad ben Salmane avait déclaré que 95 % des personnes détenues avaient accepté un « règlement » ou la restitution au Trésor saoudien d'avoirs ou d'argent liquide mal acquis.
« MBS » mène depuis moins de deux ans une politique de réformes drastiques qui bouleverse les habitudes dans ce royaume ultraconservateur et vise notamment à le rendre moins dépendant de la manne du pétrole.
Source : AFP

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