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Sport - Tennis – Coupe Davis

Finale France-Belgique : l’occasion ou jamais

David Goffin à l’écoute des dernières recommandations de son capitaine Johan van Herck, lors de l’entraînement de l’équipe belge au stade Pierre-Mauroy à Villeneuve d’Ascq, avant le début de la finale de la Coupe Davis face à la France, aujourd’hui. Philippe Huguen/AFP

La France, guidée par son emblématique capitaine Yannick Noah, a l'occasion de soulever enfin une dixième Coupe Davis face à la Belgique de David Goffin, jamais titrée dans la vénérable compétition en déliquescence, à l'heure de la finale qui débute aujourd'hui, près de Lille.
« C'est un rêve. Cela fait des années qu'on y pense », souligne Noah, guide des épopées de 1991 et 1996, rappelé à la rescousse il y a deux ans pour remettre les Français sur la voie du succès.
Le dernier remonte à 2001 lorsqu'ils avaient renversé l'Australie de Lleyton Hewitt et Patrick Rafter à Melbourne. Depuis, les Français ont échoué trois fois tout près du Saladier d'argent, en 2002, 2010 et 2014. Ce n'est ni la Russie de Marat Safin, ni la Serbie de Novak Djokovic, ni la Suisse de Roger Federer et Stan Wawrinka qui se dresse cette fois-ci face à eux. Le voisin belge, en finale pour la seconde fois en trois ans, n'a pas un palmarès aussi prestigieux. Mais son leader David Goffin (7e mondial) a réalisé la meilleure saison de sa carrière, auréolée d'une finale lors du Masters à Londres.

Pouille-Goffin en ouverture
Le talentueux Wallon y a battu en une semaine les deux protagonistes de la saison, le n° 1 mondial Rafael Nadal et son dauphin Federer. Depuis que son genou gauche va mieux, tout le tennis belge se prend à rêver. « Je vais essayer d'être plus relax que lors du premier match de la finale 2015 (perdue contre la Grande-Bretagne) », a souligné Goffin, « prêt » à jouer aussi en double, selon son capitaine Johan van Herck.
Les Français restent les favoris, et ce malgré la proximité de la frontière franco-belge. Selon la Fédération française (FFT), environ 3 800 supporters du « Plat Pays » doivent effectuer le déplacement au stade Pierre-Mauroy (27 500 places) de Villeneuve-d'Ascq où la France avait chuté contre la Suisse en 2014. Jo-Wilfried Tsonga et ses camarades, au vu de leur effectif plus dense que celui de leurs adversaires, ont les moyens de concrétiser le rêve d'une génération sans grand titre. C'est le plus jeune de la troupe, Lucas Pouille (23 ans, 18e mondial), originaire du Nord, qui s'élancera en premier face à Goffin dès aujourd'hui sur le court en dur aménagé dans le stade de football. Le bilan du local de l'étape face au leader belge, avec 3 victoires en autant de matches, fait espérer le camp français. Tsonga suivra face à Steve Darcis, dont le classement (76e) ne reflète pas son niveau dans la compétition par équipes. Son efficacité dans les derniers matches décisifs lui ont d'ailleurs valu le surnom de « Monsieur Coupe Davis » dans son pays.
Pour accompagner son n° 1 et son n° 2, Noah a surpris en retenant Pierre-Hugues Herbert (81e) et Richard Gasquet (31e) au détriment de Nicolas Mahut et Julien Benneteau. Ces derniers s'étaient préparés pour le double de dimanche à mercredi, mais le capitaine a loué « le niveau excellent » de Herbert et Gasquet.

Invités surprise
Le premier, spécialiste du double, était pourtant arrivé au stage avec un lumbago contracté lors du Masters. Le second, malgré des pépins physiques cette saison (appendicite, dos), est revenu assez en forme pour faire partie de la short list. « Je suis prêt à rentrer ce week-end où que ce soit », a assuré Gasquet, annoncé pour l'heure en double demain aux côtés de Herbert face au tandem Ruben Bemelmans/Joris de Loore. Mais Noah et son homologue belge Johan van Herck ont la possibilité d'effectuer des changements jusqu'à une heure avant la rencontre. Tsonga s'est dit prêt à jouer « le 1er, le 2e et le 3e jour » pour enfin soulever le Saladier.
Forfait il y a trois ans pour le reste de la finale franco-suisse, après sa défaite inaugurale contre Stan Wawrinka, l'ex-membre du top 10 a une revanche à prendre. C'est le moment où jamais. Car la compétition risque d'évoluer dans les années à venir pour tenter de faire revenir les stars qui la snobent. L'idée d'un rendez-vous bisannuel est dans les cartons. Un sacrilège pour Noah, pas certain de poursuivre sa mission.
Source : AFP

La France, guidée par son emblématique capitaine Yannick Noah, a l'occasion de soulever enfin une dixième Coupe Davis face à la Belgique de David Goffin, jamais titrée dans la vénérable compétition en déliquescence, à l'heure de la finale qui débute aujourd'hui, près de Lille.« C'est un rêve. Cela fait des années qu'on y pense », souligne Noah, guide des épopées de 1991 et 1996, rappelé à la rescousse il y a deux ans pour remettre les Français sur la voie du succès.Le dernier remonte à 2001 lorsqu'ils avaient renversé l'Australie de Lleyton Hewitt et Patrick Rafter à Melbourne. Depuis, les Français ont échoué trois fois tout près du Saladier d'argent, en 2002, 2010 et 2014. Ce n'est ni la Russie de Marat Safin, ni la Serbie de Novak Djokovic, ni la Suisse de Roger Federer et Stan Wawrinka qui se dresse...
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