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Visite délicate du pape la semaine prochaine en Birmanie

Le pape François effectuera du 26 novembre au 2 décembre une visite apostolique en Birmanie et au Bangladesh, rendue délicate par la crise des Rohingyas.

Les Etats-Unis ont accusé les autorités birmanes d'avoir pratiqué une politique de "nettoyage ethnique" dans le cadre de la répression de l'insurrection d'un groupe armé musulman Rohingya fin août en Birmanie, un pays de 51 millions d'habitants majoritairement bouddhistes.

Le chef de l'Eglise catholique se rendra également au Bangladesh, où plus de 600.000 Rohingyas fuyant l'Etat d'Arakan se sont réfugiés depuis le début de la crise.

Ce voyage est si délicat que certains conseillers du pape lui ont demandé d'éviter de prononcer le mot "Rohingya", pour ne pas provoquer un incident diplomatique qui pourrait avoir des conséquences néfastes pour la petite minorité catholique de Birmanie, qui compte environ 700.000 fidèles.

Selon certaines sources au Vatican, ce voyage aurait été décidé un peu précipitamment après la visite au Vatican en mai dernier de la dirigeante civile du pays, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991.
Le souverain pontife aura des entretiens séparés avec le chef de l'armée birmane, le général Min Aung Hlaing, et avec Suu Kyi, critiquée récemment pour la crise des Rohingyas.

Dans une vidéo adressée au peuple birman la semaine dernière, le pape François a souhaité que sa visite serve "la réconciliation, le pardon et la paix".

Au Bangladesh, le pape rencontrera des réfugiés Rohingyas.
La Birmanie et le Bangladesh ont signé jeudi un accord ouvrant théoriquement la porte au rapatriement de centaines de milliers de réfugiés Rohingyas.

Le document prévoit que le retour de ces réfugiés devra débuter dans un délai de deux mois.
Les organisations de défense des droits de l'homme et plusieurs pays occidentaux ont accusé l'armée birmane de se livrer à des exactions de grande ampleur.

Mercredi, les Etats-Unis ont accusé la Birmanie de se livrer à un "nettoyage ethnique", faisant écho à des déclarations de responsables des Nations unies au début de la crise humanitaire qui a vu quelque 620.000 Rohingyas fuir au Bangladesh depuis le 25 août.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a aussi menacé les généraux birmans de sanctions ciblées.
Si la junte militaire qui a dirigé la Birmanie pendant des décennies a laissé formellement le pouvoir à un gouvernement civil dirigé par la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi l'an dernier, beaucoup craignent que l'armée ne cherche à empêcher le retour des Rohingyas.

Le pape François effectuera du 26 novembre au 2 décembre une visite apostolique en Birmanie et au Bangladesh, rendue délicate par la crise des Rohingyas.
Les Etats-Unis ont accusé les autorités birmanes d'avoir pratiqué une politique de "nettoyage ethnique" dans le cadre de la répression de l'insurrection d'un groupe armé musulman Rohingya fin août en Birmanie, un pays de 51 millions d'habitants majoritairement bouddhistes.
Le chef de l'Eglise catholique se rendra également au Bangladesh, où plus de 600.000 Rohingyas fuyant l'Etat d'Arakan se sont réfugiés depuis le début de la crise.
Ce voyage est si délicat que certains conseillers du pape lui ont demandé d'éviter de prononcer le mot "Rohingya", pour ne pas provoquer un incident diplomatique qui pourrait avoir des conséquences néfastes pour la petite minorité...