Un an après avoir organisé l'exposition Yalla Dada, Station a invité Adrian Notz, directeur du Cabaret Voltaire Suisse, à sélectionner une série de films sur les Dada, de la naissance du mouvement jusqu'à aujourd'hui, et de ses artistes, héritiers directs de cet art révolutionnaire.
Outre le fait de proposer une série de films, « Dada Transmission Cabaret Voltaire » est un lien direct entre Cabaret Voltaire à Zurich et Station à Beyrouth. Une réflexion commune et permanente sur l'histoire du mouvement Dada et surtout une réactualisation de ses principaux acteurs.
Ce mouvement, rappelons-le, est né à Zurich en 1916, en pleine Première Guerre mondiale, sous l'impulsion d'un groupe de jeunes artistes et poètes originaires de toutes les nations belligérantes, qui s'étaient réfugiés en Suisse (pays neutre) pour échapper à la guerre. Dada devient très vite l'illustration d'une révolte contre cette violence démesurée, mais surtout une explosion créatrice dans tous les domaines de la pensée et de l'art. Une contestation internationale qui a certainement bousculé et marqué l'art moderne du XXe siècle. Ce mouvement n'aura vécu que sept ans avant de s'éteindre en 1923.
Le programme
21 novembre : « Viva Dada » (2015)
Réalisation : Régine Abadia, 52 minutes.
Ce film décrit l'esprit du mouvement Dada et son dégoût violent de la guerre ; de sa naissance au Cabaret Voltaire à Zurich, à ses plus grandioses manifestations qui eurent lieu en France et en Allemagne. L'esprit iconoclaste et subversif de Dada se retrouve dans l'esthétique de ce documentaire qui utilise plusieurs techniques d'animation, parmi lesquelles des collages, des dessins, des photographies et des papiers griffonnés.
28 novembre : « Cinéma Dada » (1921-1927)
France, Allemagne, Suisse, 73 minutes.Réalisation: Hans Richter, Fernand Léger, Viking Eggeling, Man Ray, Dudley Murphy, René Clair et Francis Picabia.
Une compilation de huit courts-métrages (muets et sonores) repris comme corpus du Cinéma Dada par Hans Richter dans Dada und Film, un texte tardif de 1961.
5 décembre : « The Yes Men Fix the World »
Réalisation: Andy Bichlbaum, Mike Bonanno et Kurt Engfehr, 77 minutes.
Le duo Andy Bichlbaum et Mike Bonanno dénoncent à leur manière les grandes entreprises et industries qui ont profité de nombreux événements dont l'ouragan Katrina et le désastre écologique du Bhopal.
12 décembre : « What Would Jesus Buy ? » (2007)
Réalisation : Rob Van Alkemade, 91 minutes.
Une satire sur la commercialisation à outrance des fêtes de Noël aux États-Unis, avec le personnage dadaïesque du révérend Billy (Billy Talen), un type assez loufoque qui a créé une église pour enrayer le shopping et tenter de sauver le monde du Shopocalypse.
Entrée à 10 000 LL. Places limitées.
Du 21 novembre au 12 décembre, les jeudis à 21 heures.
Station Beirut, Jisr el- Wati.


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