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Moyen Orient et Monde - Climat

À Bonn, la fin d’une COP23 compliquée par la défection américaine

Une initiative de l'Office allemand de forêts en vue de montrer leur importance dans la capture naturelle du carbone. Les passants peuvent écrire des messages sur les bouts de bois. AFP Patrik Stollarz

Les délégués de près de 200 pays ont bouclé hier à Bonn une 23e conférence sur le climat de l'ONU plombée par la défection des États-Unis, sur le départ mais bien présents.
Hier soir, les négociateurs – délégation américaine incluse – ont laissé sur la table des propositions pour mettre en œuvre l'accord de Paris contre le réchauffement, censé s'appliquer à partir de 2020 : comment les pays rendent compte de leurs actions, quel suivi pour l'aide financière promise par les pays riches, etc. Mais rien n'est tranché sur le fond : ce sera le rôle de la COP24, prévue en décembre 2018 à Katowice (Pologne). 2018 sera « le moment de vérité », a dit le ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot. Et « le mérite de la COP23 est de mettre (tout le monde) en ordre de marche ». Car la COP a été jalonnée de mauvaises nouvelles. En 2017, les émissions de CO2 liées aux énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon), responsables de l'essentiel du réchauffement, sont reparties à la hausse, après trois ans de relative stabilité, ont aussi alerté les scientifiques.

Attentisme
À la tribune, les responsables gouvernementaux ont rappelé leur engagement climatique. Mais parmi les délégations, « c'est comme si le cœur n'y était pas », souligne le Malien Seyni Nafo, chef du groupe des pays africains. « Avec la sortie de Trump, les étoiles ne sont pas très alignées », dit-il. « La position des États-Unis a une influence sur les pays développés et cela a des conséquences sur le positionnement des grands pays en développement. Il y a comme un attentisme, chacun s'observe. Quand un des acteurs ne joue pas sa partition, il n'y a plus d'émulation. » « Je n'ai jamais vu une COP avec un taux d'adrénaline aussi bas », relevait un diplomate européen. Et hier, le groupe des petites îles (Aosis) a publié une déclaration exprimant sa « profonde préoccupation quant au rythme des efforts internationaux ».
Au cours de cette quinzaine, la conférence a vu ressurgir les divisions entre pays développés et pays en développement, en particulier autour des engagements financiers des premiers. L'administration Trump, qui a confirmé à Bonn son intention de quitter l'accord, a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne verserait pas les fonds promis par Barack Obama, notamment deux milliards de dollars destinés au Fonds vert de l'ONU. À Bonn, Washington avait aussi organisé une réunion, en marge des négociations, pour faire valoir le rôle des énergies fossiles. Mohammad Adow, de l'ONG Christian Aid, se félicite que les participants à la COP aient réagi, notamment en lançant une « alliance pour la sortie du charbon », initiée par le Canada et le Royaume-Uni. « Mais nous avons perdu le leadership diplomatique des États-Unis qui pouvait contribuer à faire avancer le processus », dit-il aussi, appelant Canada, Grande-Bretagne, France, Japon ou même Nouvelle-Zélande à prendre le relais.
Prochaine étape, un sommet organisé le 12 décembre à Paris, notamment pour avancer sur l'épineuse question des financements.
Source : AFP

Les délégués de près de 200 pays ont bouclé hier à Bonn une 23e conférence sur le climat de l'ONU plombée par la défection des États-Unis, sur le départ mais bien présents.Hier soir, les négociateurs – délégation américaine incluse – ont laissé sur la table des propositions pour mettre en œuvre l'accord de Paris contre le réchauffement, censé s'appliquer à partir de 2020 : comment les pays rendent compte de leurs actions, quel suivi pour l'aide financière promise par les pays riches, etc. Mais rien n'est tranché sur le fond : ce sera le rôle de la COP24, prévue en décembre 2018 à Katowice (Pologne). 2018 sera « le moment de vérité », a dit le ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot. Et « le mérite de la COP23 est de mettre (tout le monde) en ordre de marche ». Car la COP a...
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